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Frais d’examens SC-HSC: les collégiens suspendus à la décision de Dookun

12 septembre 2016, 10:15

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Frais d’examens SC-HSC: les collégiens suspendus à la décision de Dookun

Des collégiens interrogés prévoient un lundi calme dans les collèges. Yash Bujun, head boy du collège Royal de Port-Louis (RCPL), le premier. «Nous attendons la prochaine décision de la ministre de l’Éducation.» Qui sait, peut- être qu’elle pourrait même accepter de rencontrer des représentants de collégiens. Ceux-ci sont remontés contre l’État qui refuse de payer les frais d’examens de ceux qui ont dépassé le quota autorisé d’absences en School Certificate (SC) et Higher School Certificate (HSC).

Une rencontre avec Leela Devi Dookun-Luchoomun, Yash Bujun ne l’attend pas depuis la semaine dernière, mais depuis l’année dernière. Le collégien n’a pas oublié comment quatre collèges d’Etat, le Collège Royal de Curepipe, le RCPL, le Queen Elizabeth (QEC) et le Dr Maurice Curé, voulaient organiser une journée de débats, de quizz, de concours d’élocution ouverts à d’autres collèges. «Mais le ministère a dit non, sans donner de raison.»

Une autre raison, s’il en fallait, qui motive le jeune homme. «On ira jusqu’au bout.» Serait-ce une menace ? «Nous sommes des gens civilisés, s’empresse de préciser le collégien. Sur Facebook, il y a des gens, dont des professeurs, qui disent qu’on va casser des vitres. C’est très surprenant». Que signifie alors aller jusqu’au bout ? «Pour moi, il faut négocier avec la ministre. She must listen to the student’s voice

Où en sont les démarches en vue d’une manifestation ? Yash Bujun hésite. «Manifestation c’est un grand mot, c’est l’extrême.»

Si quelques nostalgiques voient dans l’action des collégiens l’ombre de mai 1975 sur le pont de Grande-Rivière, Yash Bujun est clair : «Ce n’est pas comparable. Mai 1975, c’était pour l’éducation gratuite.» En attendant aujourd’hui, il prévoit seulement d’aller à l’école, et de prendre son emploi du temps pour les examens.

Les collégiens prévoient aussi des absences en raison de la fête Eid-Ul-Adha célébrée ce lundi. Anna Ramtohul, du Droopnath Ramphul State College, est d’avis qu’«on ne va rien faire, à cause de la fête et surtout, on ne va rien faire illégalement». Anusha Vencadasmy, de GMD Atchia, abonde dans le même sens. «C’est un peu plus difficile quand il y a des absents. Et puis la moindre des choses, c’est d’entrer en contact avec la ministre.» Taariq Abdullatif, élève au collège John Kennedy prévoit d’être absent pour cause de Qurbani. «On décidera après de la marche à suivre.»

Après le sit-in de vendredi au QEC, Tracy Wan Buen Cheong explique que le sujet n’a pas été évoqué durant le week-end. «On n’en a pas reparlé avec les autres. On attend.» Jusqu’à quand ? «Je crois que le maximum c’est vendredi, parce qu’il y a des examens qui commencent dès la première semaine d’octobre.»

Cependant, sur Facebook, un message circule auprès de nombreux collégiens. Il les invite à faire une grève de la faim et donne rendez-vous aujourd’hui à Marie-Reine-de-la-Paix. Difficile cependant de dire qui en est l’auteur.

Mobilisation contre les amendements au PSSA ACT

<p>Une manifestation est prévue à Rose-Hill, le 24 septembre, contre les amendements à la&nbsp;<em>Private Secondary Schools Authority Act</em>, prévus dans le Budget. L&rsquo;<em>Union of Private Secondary Education Employees</em> a trouvé une entente sur ce dossier, avec la Fédération des managers du privé et la&nbsp;<em>Secondary and Preparatory School Teachers and other Staff Union</em>. Bashir Taleb, de la Fédération des managers du privé, explique qu&rsquo;à la source de cette mobilisation il y a, là, <em>&laquo;ce qui nous semble un conflit d&rsquo;intérêts, qui découle du fait que Leela Devi Dookun-Luchoomun est ministre de l&rsquo;Éducation alors que son époux Shiv est à la PSSA&raquo;</em>. Ajouté à cela, trois amendements. D&rsquo;abord le changement de nom qui, <em>&laquo;agrandit &lsquo;schools&rsquo; à &lsquo;education&rsquo;. Est-ce que la PSSA a les moyens de s&rsquo;occuper de tout cela ? C&rsquo;est trop vaste&raquo;</em>. Les syndicats reprochent aussi le fait qu&rsquo;ils ont été écartés du conseil d&rsquo;administration. <em>&laquo;Nous sommes des entrepreneurs qui prenons des risques, c&rsquo;est normal d&rsquo;être représentés sur le board de la PSSA.&raquo;</em> La proposition de siéger à la place sur un &laquo;advisory committee&raquo;, ne convient pas. Troisième point litigieux : la question de l&rsquo;inspectorat. <em>&laquo;Est-ce qu&rsquo;il y aura deux types de standard, un pour le privé, un pour le public ?&raquo;</em></p>