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Cité La Cure: Roué de coups, un handicapé meurt quatre jours plus tard
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Cité La Cure: Roué de coups, un handicapé meurt quatre jours plus tard
Il était salement amoché lorsqu’il a frappé à la porte de sa sœur, aux petites heures du matin, le mardi 2 juin 2015. Quatre jours après, Thierry Giovanni Joseph, aussi connu sous le sobriquet de Merikain, a rendu l’âme à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo. Il avait sombré dans le coma peu après son admission.
La police a ouvert une enquête. Elle soupçonne que le trentenaire a été battu à mort. Les limiers comptent visionner la caméra de surveillance d’un bâtiment situé à proximité du domicile du défunt, à la rue Myosotis, à Cité La Cure. Ils sont confiants que l’enregistrement vidéo démontrera ce qui s’est réellement passé dans la nuit de lundi à mardi matin. Les officiers du Scene of Crime Office se sont également rendus sur place pour tenter de trouver d’éventuels indices.
Incompréhension
En attendant, chez les Joseph, qui habitent la même ruelle située au pied de la colline, c’est l’incompréhension. La sœur de Thierry Giovanni Joseph raconte que c’est vers deux heures du matin, mardi, qu’il a frappé à sa porte. Il était porté par un ami, dit-elle. «Il disait avoir mal et il vomissait du sang. Il a refusé de se rendre à l’hôpital et il ne voulait pas non plus me dire comment il s’était blessé», raconte-t-elle.
C’est finalement vers midi que l’un des amis de la victime réussit à la convaincre de se rendre à l’hôpital. Il n’en est malheureusement jamais revenu. Le trentenaire habitait seul dans la maison de ses parents depuis leur décès. Ses quatre sœurs veillaient à ce qu’il ne manque de rien.
La victime s’était acheté une conduite après un accident
Dans la localité, les amis de Thierry Giovanni Joseph affirment qu’il n’avait aucune raison de chercher des noises à qui que ce soit. Sa sœur avoue qu’il n’était pas un enfant de chœur dans sa jeunesse, mais qu’après un accident qui l’a laissé partiellement handicapé il y a quelques années, il s’était calmé. Il éprouvait, dit-elle, une certaine difficulté à se déplacer. Et suivait aussi un traitement à la méthadone.
Ses funérailles auront lieu dimanche, après l’arrivée d’une de ses sœurs de l’étranger.
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