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VOH à la rescousse des policiers
« Non, les proches du propriétaire de la station-service étaient là, mais pas ceux-là. » Les policiers ne veulent pas l?avouer. Racontant le fil des événements de la pseudo-émeute à Ste-Croix dans la soirée de mardi, ils omettent volontairement de mentionner l?arrivée des hommes de la Voice of Hindu (VOH). Mais ces derniers étaient bien là, à en croire le vice-président de l?association socioculturelle, Nuvin Unoop. « Si nous n?étions pas intervenus, ils auraient saccagé la station-service, de même que le domicile du propriétaire le lendemain », rajoute-t-il.
Selon Nuvin Unoop, c?est à la suite d?un appel du propriétaire qu?une équipe de la VOH se rend à Ste-Croix ce jour-là. Devant le nombre et l?agressivité des personnes qui s?étaient massées devant la station-service, la dizaine de policiers du poste d?Abercrombie fait appel aux renforts du poste de Terre-Rouge. Mais ces derniers étaient occupés ailleurs.
« Quand nous sommes arrivés, il y avait environ 200 personnes devant la station-service et elles avaient saccagé les deux véhicules de la police. J?ai même vu des cannettes de bières lancées en direction des policiers », raconte le vice-président de la VOH.
Toutefois, les deux groupes ne devaient pas vraiment s?affronter. La dimension communale était trop palpable et a fait réfléchir plus d?un. De plus, selon Nuvin Unoop, ce n?est qu?après l?arrivée des gros bras de la VOH que les policiers se sont sentis revigorés. « Cela se lisait sur leur visage », raconte Nuvin Unoop.
« Ils étaient trop peu nombreux, immobilisés car leurs véhicules étaient saccagés et ne pouvaient plus rien faire. » Ce n?est qu?après l?arrivée de la Special Supporting Unit et la Division Supporting Unit que la tension est finalement retombée.
Mais dans le rapport officiel, aucune mention n?est faite de la présence de la VOH à Ste-Croix, et les policiers refusent d?admettre qu?ils ont été dépassés par les événements.
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