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Un week-end sous un air de fête

16 août 2008, 00:00

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Un long week-end, ça se fête. Avec le congé public d?hier, les Mauriciens se retrouvent avec trois jours sans travail. Et certains ont déjà piqué leur tente à la plage. Rencontres?

«Dilo la so !», lance un quadragénaire. Deux verres dans le nez, il s?amuse en famille. Avec quelques proches, il joue aux cartes, sous les filaos. Ils ne sont là que pour la journée. Ahad Choychun et une quinzaine de proches sont aussi là pour la journée. Eux, préfèrent les dominos et sont attroupés autour d?une table à côté des filaos, à Mont-Choisy. Les enfants comme les adultes jouent entre eux.

Ahad explique que sa famille et lui préfèrent cette plage justement à cause de la place. «Les enfants peuvent jouer tranquillement», explique-t-il.

Du côté de la famille Léveillé, même rituel. Toute la famille est placée sous une bâche dont chaque coin est attaché à un arbre. A l?ombre, tout le monde est réuni autour du déjeuner. «On préfère venir ici», explique Alain Léveillé, 31 ans, car sa famille et lui n?habitent pas loin.

Tony Thomas et les siens préfèrent la plage. Pour jouer aux cartes. Par contre, ils déplorent le manque d?infrastructures. Manque de place oblige, la plage est surpeuplée.

Johnny Ravina est lui aussi attristé par le manque de moyens à la disposition des campeurs. Ce père de famille de 37 ans est à Mont-Choisy depuis jeudi soir. En famille. Avec une vingtaine de proches. En tout : huit tentes, placées en cercle. Ils trouvent dommage qu?il y manque de lumière.

«C?est triste qu?on n?ait pas de lumière, mais ce problème-là, tout le monde le vit sur la plage», explique Johnny Ravina. S?ils disent apprécier les toilettes, ses proches et lui se déplacent au moyen de torches et autres néons portatifs. Mais en cas d?épuisement des batteries, impossible de les recharger?

Reziana Peerbux, 28 ans, est en vacances à Maurice depuis un mois. A une semaine de leur retour en France, sa famille et elle ont décidé de passer quelques jours à la plage. «On préfère l?ambiance ici», explique la jeune femme. Ils avaient passé quelques jours dans un bungalow, mais rien ne vaut l?expérience du plein air, semble-t-il. La jeune femme explique qu?elle est là depuis jeudi soir et avoir constaté des patrouilles régulières de la part des policiers et des garde-côtes, elle se dit rassurée. Et peut continuer à faire la fête?

<B>Les forces de l?ordre sur le qui-vive</B>

«Nous faisons des rondes régulières dans la région», explique un garde-côtes de la marine nationale. Il est assis dans un véhicule tout-terrain, alors que trois de ses collègues sont debout un peu plus loin, regardant un groupe de baigneurs. A la fois dans l?eau et sur la plage, les hommes de la «National Coast Guard» veillent au grain. Il est en de même pour la police. Une tente sur la plage, abritant une quinzaine de policiers, fait office de «bureau». Un responsable explique que là, ils peuvent héberger un enfant perdu, par exemple. Mais ils ne s?attendaient pas à du grabuge. Juste quelques disputes à cause de l?alcool?

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