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Un plan pour sauver l?industrie sucrière

23 octobre 2007, 00:00

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● <B>Le contexte</B>

La Multi Annual Adaptation Strategy (MAAS) représente le plan de réforme de l?industrie sucrière. Il couvre la période 2006 à 2015 et suggère des stratégies et des projets en vue de maintenir, voire rehausser, la compétitivité du secteur sucre face aux nouvelles conditions du marché, dont une réduction de 36 % du prix de sucre sur le marché européen à partir de 2009. Le plan pluriannuel est en quelque sorte la feuille de route de ce programme de réforme. Les conditions du rapport ont été adoptées après des consultations avec l?Union européenne (UE), principal bailleur de fonds de la restructuration.

● <B>Réduction des coûts </B>

La poursuite du processus de centralisation des usines est déterminante pour alléger les coûts du secteur sucrier. Le plan prévoit la fermeture de sept des 11 sucreries en fonction.

Les effectifs surnuméraires de l?industrie seront supprimés. L?accès à la main-d??uvre saisonnière par les sociétés sucrières se fera plus facilement.

La réforme s?attaque aussi aux frais généraux de l?industrie au niveau opérationnel, administratif et institutionnel. Il faut une réduction substantielle de ces postes pour que le secteur puisse continuer à garder la tête hors de l?eau.

● <B>Les revenus additionnels </B>

Les sucres spéciaux représentent une opportunité pour générer des revenus additionnels afin de compenser, en partie du moins, la chute des recettes du sucre brut sous le régime sucrier européen. La part des sucres spéciaux dans les exportations sucrières est appelée à s?accroître considérablement.

Les producteurs devront aussi s?attendre à une meilleure rémunération du sucre écoulé sur le marché local.

La MAAS a pour objectif de réduire le coût de fonctionnement des institutions de support de l?industrie sucrière par moitié, à terme.

Le rendement de la canne à l?arpent sera rehaussé avec la culture des variétés à fort contenu de saccharose.

● <B>Les sous-produits de la canne</B>

La restructuration du secteur sucre met beaucoup d?accent sur une exploitation optimale des sous-produits de la canne. L?utilisation de la bagasse comme un intrant à la production d?électricité est au c?ur de ce nouveau modèle sucrier. La MAAS estime qu?il faudra augmenter la production de l?énergie produite à partir de la bagasse de 300 à 600 gigawatts par heure et celle produite à partir du combiné bargasse/charbon de 750 à 1 700 gigawatts par heure.

Les bio-carburants sont un autre créneau énergie que l?industrie peut explorer. Le plan prévoit une production de 30 millions de litres d?éthanol par an à partir de la mélasse. Cette production est essentielle pour permettre l?utilisation de l?éthanol comme complément de carburant pour l?automobile, soit un mélange d?essence (80 %) et de bio-carburant (20 %).

L?éthanol sera aussi fabriqué à partir du jus de canne, dépendant de l?évolution du prix du pétrole sur le marché international. Le plan prévoit des usines flexibles (flexi-factories) qui puissent changer d?opération (de la fabrication de sucre à la production d?éthanol dépendant de la demande sur le marché). La dimension énergétique du secteur sucre est énoncée dans une politique à long terme de l?énergie (l?Outline of Energy Policy).

● <B>Package social de la réforme</B>

Les travailleurs qui optent pour la retraite volontaire auront droit à des compensations intéressantes. Ils bénéficieront également des facilités de formation pour pouvoir se recycler dans une autre activité. Les retraités pourront aussi accéder à des micro-crédits pour lancer de petits business.

Les petits planteurs seront encouragés à se regrouper en vue de minimiser les coûts et pour rehausser l?efficience de leurs opérations. Les facilités de support, dont l?épierrage, viendront plus facilement si les exploitants se regroupent.

● <B>Les mesures immédiates</B>

Le gouvernement et l?UE sont tombés d?accord sur la mise en pratique des premières initiatives de la réforme. Celles-ci concernent la centralisation de trois usines : Mon Loisir, Mon Trésor et Riche en Eau, un plan de retraite volontaire pour 1 500 employés et la formation de 1 500 retraités et les travaux d?épierrage de 300 hectares de terre appartenant aux petits planteurs.

Ces conditions sont essentielles pour le décaissement des mesures d?accompagnement de l?UE, dont le but est de soutenir le coût social de la réforme. Toutefois, la réforme a pris du retard. Seulement la partie relative aux petits planteurs est à jour.

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