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Un imam obtient des indemnités de Rs 177 500 d?une mosquée
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Un imam obtient des indemnités de Rs 177 500 d?une mosquée
La mosquée Cademee a été condamnée à verser des indemnités de licenciement de Rs 177 500 à l?imam Ismet Busawan, montant calculé à un taux punitif.
L?imam a été employé par la mosquée le 1er juillet 1996 mais a été licencié six ans après, le 31mai 2002. Jugeant son renvoi injustifié, il intentait alors un procès à la mosquée devant la cour industrielle.
La mosquée soutenait, elle, qu?elle avait interrompu le contrat de l?imam pour cause de mauvaise conduite. Elle lui reprochait ses absences répétées au Madrassah, ses retards pour les leçons coraniques, de même que ses performances professionnelles généralement parlant. Il lui était également reproché de ne pas porter d?Amama pour dire les prières.
Le plaignant a, au cours de l?audience, rejeté ces accusations. Il a assuré qu?à quelques exceptions près, il était toujours à l?heure pour les cinq prières quotidiennes. Ce qui, a-t-il dit, n?était pas vraiment un problème puisqu?un confrère le remplaçait en cas de retard. Les leçons coraniques ne faisaient pas partie des termes de son contrat et il les donnait volontairement, a-t-il précisé. Pour le port de l?Amama, il a soutenu qu?il ne s?agissait pas d?une obligation, mais qu?il le portait les vendredis.
<B>Achat de pétards</B>
Son renvoi, a dit l?imam, résulte d?une déclaration qu?il a faite au cours d?une causerie à l?effet que les fonds dépensés pour acheter des pétards étaient une perte d?argent, qu?ils auraient dû être versés aux nécessiteux, ou encore, servir de dons à la mosquée.
Bakar Fokeerbux, qui était alors trésorier de la mosquée, soutenait lui que le plaignant a été trouvé coupable des faits qui lui étaient reprochés. Toutefois, la cour a noté que le plaignant n?a pas eu l?occasion de s?expliquer sur les accusations portées contre lui par les dirigeants de la mosquée, du fait qu?il n?y a pas eu de comité disciplinaire formel contre l?imam. Cela est contraire à l?article 32 du Labour Act, a rappelé la cour.
Le tribunal a aussi relevé que la lettre du président de la mosquée à l?imam pour l?informer de son licenciement tend à démontrer une décision personnelle.
Rien ne montre, dit le magistrat, que le président de la mosquée était investi de l?autorité nécessaire pour licencier le plaignant. Il a donné gain de cause à ce dernier.
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