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Un enseignant écope d?un an de prison

11 novembre 2005, 20:00

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La cour intermédiaire a tranché. La version de la plaignante s?est avérée plus convaincante que celle du défendeur. L?enseignant Adam Korimbocus, 64 ans, a donc été jugé coupable, hier, d?attentat à la pudeur sur une collégienne de 18 ans. Il écope d?un an de prison avec travaux forcés.

Il a donné avis d?appel mais reste en détention en attendant de compléter les formalités pour sa remise en liberté provisoire en vue d?une éventuelle révision du jugement en appel.

«J?ai pris connaissance du jugement hier avec un grand soulagement. C?est un cauchemar qui a pris fin», lâche le père de la plaignante. Cette épreuve, dit-il, a été un véritable «traumatisme» pour sa fille, qui ne s?en est jamais complètement remise.

Les faits remontent au 28 mars 2002. La victime, alors âgée de 18 ans, fréquente un collège de Rose-Hill et prend des leçons particulières pour le General Paper avec Adam Korimbocus à la résidence Villeneuve, à Sodnac. Ce dernier est, à l?époque, affecté dans un collège de Mahébourg. Et il recevait quelques élèves deux fois par semaine dans son appartement.

Le 28 mars, explique son accusatrice, le professeur lui a proposé de prendre une boisson mais elle a refusé. Il devait ensuite lui faire croire qu?il avait des dons de voyance. Il prévoit ainsi qu?elle va avoir des ennuis, notamment de graves disputes avec son père et qu?elle tombera enceinte bien avant de se marier.

Adam Korimbocus lui aurait ensuite fait inhaler le contenu d?un flacon. Ce qui, dit la collégienne, lui a fait perdre tous ses moyens. Le sexagénaire l?aurait entraînée dans la chambre avant de la dévêtir et de l?allonger sur le lit. Il aurait alors entrepris de la caresser et de l?embrasser sur différentes parties de son corps. L?enseignant, soutient la victime, se serait ensuite déshabillé pour s?allonger sur elle. Il n?y aurait toutefois pas eu de relations sexuelles.

La collégienne devait décider de ne rien dire dans un premier temps. Elle finit toutefois par en parler à une enseignante de son école. Cette dernière lui conseille alors de tout raconter à son père mais elle refuse.

Entre-temps, Adam Korimbocus téléphone au père de la jeune fille et lui demande si sa fille a dit quelque chose. «J?ai répondu que non mais je me suis tout de même douté que quelque chose n?allait pas», explique ce dernier. Il s?entretient le même jour avec sa fille et lui demande de tout lui raconter. D?abord réticente, elle finit par avouer. Elle devait ensuite consigner une déposition à la police, en compagnie de son père.

Arrêté, l?enseignant évoque une vengeance et parle de fausses accusations. Il soutient qu?il reprochait souvent à la collégienne et à ses amis leur comportement immoral. Le 28 mars, dit-il, la victime lui a raconté qu?elle aimait les hommes qui ont de l?expérience. Puis, elle serait partie aux toilettes et serait revenue à moitié nue. Elle lui aurait ensuite fait des avances mais il n?y aurait pas cédé.

Par ailleurs, au cours d?une descente de la police, les limiers de la Criminal Iinvestigation Division de Sodnac ont découvert une pilule de Viagra dans l?appartement de l?enseignant.

Dans son jugement, la magistrate Renuka Dabee écrit que : «La victime a expliqué de façon cohérente et de manière convaincante le fil des événements (?) Bien qu?il y ait certaines divergences dans sa version, elles ne sont pas assez sérieuses pour détruire sa crédibilité (...) Je trouve que je peux me fier avec certitude à la version non corroborée de la victime (?) J?ai également pris en compte la version de l?accusé, laquelle je ne crois pas être une version véridique et sincère (?) il a abusé de sa position de confiance et mérite une peine de prison.»

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