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Un candidat en tête de liste victime d?un voleur de bourse
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Un candidat en tête de liste victime d?un voleur de bourse
Indignation et protestation prévalent au sein de la fonction publique. La rumeur veut qu?un ministre a imposé son choix à un comité de sélection, chargé d?attribuer une bourse d?études supérieures, offerte par le Commonwealth. Des fonctionnaires confient à des amis journalistes en avoir assez des tripotages et autres abus de pouvoir ministériels qui sont autant de déni de méritocratie. La procédure normale est suivie à la lettre, au départ : publication de l?offre, spécificités des conditions requises, critères de sélection, appel de candidatures, interviews des meilleurs, établissement d?une liste de cinq candidats recommandés et une autre de cinq candidats de réserve. Un cadre du ministère du Plan se classe en première position. Il reçoit confirmation par écrit de la bonne nouvelle et invitation à compléter les démarches. Soudain, les entourloupettes commencent. Son nom disparaît de la liste des présélectionnés. Son dossier en fait de même. Emerge à sa place, en tête de liste, le proche parent d?un haut fonctionnaire, lui-même proche d?un ministre. Il n?est pas donné à tous de pouvoir exhiber de telles qualifications et un si bon acte de naissance, d?autant plus que le privilégié est déjà sur place et bénéficie déjà d?une bourse d?études supérieures. Qui sera le vilain dans ce scénario inqualifiable ? Ne cherchez plus. Il sera le journaliste, accusé d?avoir fourré son nez dans le linge sale de la fonction publique. Toujours plus facile de tirer sur le messager plutôt que d?éradiquer un mal à sa racine. Pour pouvoir faire cela, il nous faut nous-mêmes être irréprochables. Et n?est pas irréprochable qui veut !
Du côté de Satcam Boolell aussi ce n?est pas la joie exubérante. La Cour suprême ose demander au ministre de l?Agriculture de revoir sa décision de ne pas entériner les conclusions de la commission Coopamah, recommandant la fermeture des usines sucrières de Solitude S.E. et de Réufac S.E. L?express croit savoir qu?il s?agit d?une affaire sans précédent dans nos annales judiciaires. Passer outre à un ordre de cette instance équivaudrait, même pour un ministre, à un outrage à magistrature. Une étiquette difficile à porter surtout si l?on se veut respectueux des institutions. Les juges Maurice Rault et Victor Glover sont d?avis que même un ministre doit comprendre qu?on ne peut forcer un citoyen à faire fonctionner à perte une quelconque activité professionnelle. D?où l?ordre de certiorari émis. Une allusion trop vague à l?intérêt public équivaut à ne donner aucune raison plausible, pour ne pas parler ici de décision arbitraire.
Le projet de visite de Roger Leray, le Grand Maître du Grand Orient fournit l?occasion à la presse de faire le bilan de la présence maçonnique à Maurice. Elle y voit le jour en 1778, soit un lustre après la naissance de l?obédience du Grand Orient. Quelque 200 frères maçons animent les cinq obédiences existant à Maurice, en 1980. La 439 du rite écossais et la 1696 du rite anglais se partagent la loge de la route Palmerston à Phoenix. Trois obédiences animent la loge de la rue Harris, Port-Louis. Elles sont la Triple Espérance, fondée en 1778, la Loge de France et la loge égyptienne de Memphis-Misraïm. N?oublions surtout pas une loge féminine de création récente. Ces loges ont eu le privilège d?accueillir des frères aussi célèbres que Robert Surcouf, Louis Léchelle, Léoville L?Homme ou encore Samuel Barbé.
Autre fait philanthropique à signaler : Mme R. Hoolooman du ministère de la Jeunesse, aidée du Nigerian M. B.A. Anyanwu, effectue des recherches en vue de l?établissement d?un programme de meilleure insertion des handicapés et des invalides dans la société. Les ministères de l?Education, de la Sécurité Sociale et des Sports sont concernés par cette étude. Une collègue, Mme J. Arreksamy, s?est rendue au Kenya dans le même but. Ces recherches sont pilotées par le Commonwealth Youth Programme.
Hilda Rochecouste-Collet choisit, pour sa part, de venir en aide aux Mauriciennes, ayant perdu leur emploi domestique en raison de l?exode de leurs anciens maîtres. Elle les a graduellement initiées à l?art de la tapisserie. Tout démarre en 1970 par une exposition de 75 ?uvres à la Galerie Max-Boullé. Les meilleurs envois sont destinés à l?exportation. Un groupe de promotrices créent une compagnie pour promouvoir l?industrie de la tapisserie sur canevas au petit-point ou au demi-point. En 1979, une somme de Rs 13 000 est remise aux apprenties tapissières.
A Port-Louis, les citadins doivent toujours faire preuve d?une patience de tapissier pour remplir un gobelet d?eau. La commission administrative, prétendant remplacer un conseil municipal démocratiquement élu, et dirigée par le Dr Nundoochand, répond à l?express que fourniture d?eau et réfection des rues ne sont pas de ses oignons, montrant par là une ignorance crasse des responsabilités initiales de la corporation municipale de 1850. Pas étonnant donc qu?avec des commissaires administratifs de ce calibre, des astrologues prévoient que l?île Maurice coulera le 16 février 1980. Il suffit d?un peu de patience. Foi de tapissier !
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