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Transport :« Losingformula »
Nos décideurs ne savent plus où donner de la tête actuellement concernant le transport gratuit. Le gouvernement veut maintenant fixer les tarifs (selon le domicile familial) alors que les étudiants n’habitent pas tous à un endroit fixe. La réponse est qu’il ne finance plus le transport gratuit à 100 % comme promis auparavant. « Tout trajet qui dépasserait le budget accordé par le gouvernement devra être déboursé par le parent. » Ce sont les mots d’un Rashid Beebeejaun, visiblement dépassé par les événements. Doit-on appeler cela le transport semi-gratuit désormais ? Qu’est-ce qui se passe pour celui qui habite le littoral ?
Il doit prendre deux bus pour arriver aux Plaines-Wilhems.
À hauteur de Rs 10 par trajet de bus cela lui fait à peu près Rs 800 par mois. Vous voulez donner aux parents de ces élèves Rs 300 et vous leur demandez de débourser la somme superflue qui est près du double ? Dans ce cas précis votre allocation devient risible. De la même manière, le ministre a déclaré que cette subvention n’augmentera pas si le prix du ticket d’autobus est majoré d’ici la fin de l’année. Aussi, pour avoir un meilleur contrôle sur cette forme de subvention, les établissements scolaires devront envoyer chaque mois un rapport détaillé de la présence des élèves.
Ceux qui se sont absentés recevront, les mois suivants, une subvention inférieure. Aussi paraît-il que le gouvernement fera appel à un consultant étranger pour étudier toutes les solutions possibles, encore des frais inutiles en perspective pour notre économie fragile.
Nous sommes sous la direction d’un gouvernement qui en a dupé plus d’un avec ses remèdes miracles, qui en fait n’existent pas, pour redresser l’économie. Nous sommes régis par un gouvernement bien trop stratégique et pas assez opérationnel.
Le pire c’est que ces hommes veulent aujourd’hui passer pour des grands seigneurs en donnant des allocations qui, au fur et à mesure, disparaîtront pour revenir à l’ancienne formule de transport payant pour les étudiants. Que faire me dira-t-on ? Eh bien, on ne peut rien faire. Tout simplement messieurs les politiciens, arrêtez de faire des stupides promesses durant vos fameux « meetings » où chaque parti essaie d’attirer le maximum de personnes pour ensuite faire la bataille du « qui a eu plus de personnes à son meeting ». […] Pas facile de choisir son bord politique à Maurice entre un gouvernement qui fait de belles promesses, impossibles à tenir et une opposition fragmentée…
<B> Vivian Imbert,étudiant.</B>
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