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TIFA : Américains et Mauriciens veulent aller vite en affaires
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TIFA : Américains et Mauriciens veulent aller vite en affaires
Les choses se font vite et bien. La première réunion du Trade and Investment Framework Agreement (TIFA) entre les États-Unis et Maurice s’est achevée, hier, à l’hôtel Le Méridien sur une note positive. Américains et Mauriciens se réjouissent des “excellentes et fructueuses” relations bilatérales et veulent aller vite. Un plan de travail est en préparation et les priorités ont été identifiées.
L’accord vise à faciliter les échanges de marchandises, de services, et de capitaux entre les deux pays. Il est conforme à une politique qui prône l’exploration de nouveaux marchés et de nouvelles industries.
Côté investissements donc, plusieurs secteurs ont été identifiés par les deux délégations : soit le seafood hub, l’aquaculture, l’hôtellerie ou encore l’industrie de la connaissance. Au niveau commercial, les priorités demeurent le textile mais aussi les produits de la mer ou encore l’agro-industrie.
Dans ce cadre, le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, conduira une mission de prospection en avril prochain dans le but d’attirer des investisseurs.
Par ailleurs, la délégation américaine est enthousiaste. Et ne tarit pas d’éloges sur la performance mauricienne. “Les réformes économiques sont difficiles à appliquer mais Maurice le fait pour atteindre une plus grande compétitivité (…) Vous êtes d’excellents partenaires dans la région”, insiste Florizelle Liser, adjointe au représentant américain du commerce en Afrique qui dirigeait la délégation américaine.
Sensibiliser les hommes d’affaires</B>
La partie mauricienne, dirigée par le ministre des Affaires étrangères, Madan Dulloo, se réjouit de la vitesse à laquelle l’accord, signé en septembre, a porté ses premiers fruits. “Nous sommes ambitieux mais restons réalistes”, assure Madan Dulloo.
Le succès des relations commerciales américano-mauriciennes dépendra de l’orientation de la politique macroéconomique mauricienne et du dynamisme du monde des affaires. La sensibilisation des hommes d’affaires est importante. “Nous allons nous y atteler”, laisse entendre le ministre Dulloo.
Quant à la clause de dérogation du third country fabric, Américains et Mauriciens campent sur leur position respective. “Nous en avons besoin”, insiste Madan Dulloo. “Maurice fait déjà bien et a réussi son intégration verticale”, rétorque, pour sa part, Florizelle Liser. Les Américains ne ferment toutefois pas la porte puisqu’ils reconnaissent qu’il peut aussi y avoir, à Maurice, des entreprises qui sont encore susceptibles d’obtenir de l’aide. Le gros des exportations mauriciennes aux États-Unis se faisait sous l’Africa Growth and Opportunity Act. Mais la non-obtention de la dérogation a fait chuter les affaires.
Quoi qu’il en soit, la prochaine étape du TIFA devrait intervenir assez rapidement. La rencontre se fera par vidéoconférence. Les échéances sont désormais une question de semaines… La prochaine réunion du TIFA devrait se dérouler à Washington.
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