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Sixième victoire de Sébastien Loeb
Déjà assuré du titre mondial, le jeune pilote français Sébastien Loeb a remporté hier le rallye d'Australie, le dernier de la saison.
Le pilote de Citroën signe ainsi sa sixième victoire de la saison, égalant le record établi en 1992 par son compatriote Didier Auriol.
Sébastien Loeb, au volant d’une Citroën Xsara, a terminé la saison comme il l'avait commencée, il y a dix mois à Monte-Carlo, par un succès, s'imposant, hier, à Perth, au rallye d'Australie, la seizième et dernière épreuve du Championnat du monde.
Une semaine après la décision du groupe PSA de mettre un terme aux activités rallye de Peugeot et Citroën à la fin de l'année prochaine, le champion du monde et l'équipe de Guy Fréquelin sont parvenus à décrocher la victoire, la sixième cette année pour Loeb pour égaler Didier Auriol, recordman du nombre de succès en une année (1992) moins d'un mois après que l'Alsacien eut succédé, dix ans après lui, à son aîné au palmarès mondial.
“Les records on n'y prête pas trop attention. Et puis, quand on les a, on est bien content...”, soulignait Loeb au soir d'une épreuve où les sentiments se bousculaient
“Cela a été une épreuve un peu bizarre au niveau de l'ambiance, faisait ressortir le vainqueur. On venait d'apprendre cette décision, cela ne mettait pas l'équipe dans de bonnes conditions. Vu son travail, elle pouvait s'attendre à autre chose. Et puis le problème de Carlos (Sainz), il y avait pas mal de tristesse dans l'équipe ce week-end”.
Peugeot aurait bien aimé terminer sur une bonne note elle-aussi. Une victoire était de nature à faire oublier une saison difficile. La 307 en était capable. Mais Marcus Gronholm, au lendemain d'une première journée impressionnante, partait à la faute. Comme Petter Solberg (Subaru Impreza) avant lui, dès le vendredi matin.
Le Finlandais se faisait même une grosse frayeur hier, dimanche encore. Etant reparti dans le cadre du “super-rallye”, Gronholm envoyait sa Peugeot dans les arbres. Si l'équipage sortait indemne d'une 307 tête en bas au milieu des bois d'eucalyptus, le pilote n'en était pas moins conduit à l'hôpital pour des examens complémentaires. Comme Carlos Sainz (Citroën Xsara), avant lui, l'Espagnol ayant percuté un arbre mardi lors des reconnaissances et déclaré forfait pour une épreuve qui aurait dû être la dernière de sa carrière.
Loeb s'attendait à une furieuse bataille. Il s'était retrouvé seul. Markko Martin (Ford Focus), l'autre membre du quatuor de “costauds” avait dû renoncer avant même d'attaquer la première journée en raison d’un moteur cassé.
“Après l'abandon de Marcus (Gronholm), l'objectif était de finir la course, expliquait Loeb. On avait déjà 40 ou 50 secondes d'avance, il y avait donc moins de pression. Je me retrouvais de nouveau dans la situation de gestion dans laquelle j'étais pendant plusieurs courses pour assurer les points au Championnat. Ce n'est pas ce que j'attendais de ce rallye. Mais l'essentiel est de gagner”.
Hier, Loeb avait remis un peu de baume au coeur à une équipe meurtrie par la perspective de devoir arrêter une formidable aventure qui s'annonçait d'autant plus prometteuse.
C'est au “roi Carlos” justement que Sébastien Loeb avait pensé en franchissant en vainqueur la ligne d'arrivée de la dernière spéciale.
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