Publicité
Sir Bobby Robson face à son passé
<B>SIR</B> Bobby Robson est impatient. Impatient de savoir si son équipe a les moyens d?aller jusqu?au bout de son rêve européen. Impatient de retrouver le PSV Eindhoven, club qu?il avait conduit à deux titres nationaux au début des années 90. Ce soir, sur la pelouse du mythique Philip Stadion, Newcastle United espère en tout cas prendre une option sur les demi-finales de la Coupe de l?UEFA, cela d?autant plus que le PSV sera privé de sa star, Arjen Robben, lequel portera la saison prochaine les couleurs de Chelsea.
?La Hollande ? Je ne l?oublierai jamais... Ce fut un des plus beaux moments de ma carrière d?entraîneur. J?ai adoré ça. Le PSV Eindhoven est un club spécial, géré par des gens spéciaux?, confie sir Bobby Robson à propos de l?adversaire des Magpies ce soir.
A Eindhoven, le football est roi et seule la victoire est belle. Aussi, sir Bobby ne s?attend à aucune faveur de la part du PSV, obsédé par la perspective d?un trophée européen : ?C?est vrai qu?ils ne sont pas aussi bons qu?ils l?auraient espéré en championnat, mais le PSV c?est le PSV. Ils vont tout faire pour nous battre.? L?entraîneur de Newcastle ne croit pas si bien dire.
Deux clubs français tenteront d?obtenir leur billet pour les demi-finales. Bordeaux n?aura pas la partie facile face aux redoutables espagnols de Valence, qui se déplacent au Parc Lescure ce soir pour le match aller. Si Monaco a pu éliminer le Real Madrid en C1, pourquoi les Girondins ne seraient-ils pas capables d?en faire autant face à Valence ? Question banale. Mais, les données ne sont pas si simples. Sur papier, Mista est les siens sont plus forts.
<B>Villareal paiera son arrogance</B>
Revigoré par sa victoire face à la Juventus en championnat, l?Inter Milan, pour sa part, devrait également pouvoir éviter le piège que représente un déplacement au stade Vélodrome où l?attend l?Olympique de Marseille, tombeur de Liverpool, dans un match qui sent bon la Ligue des champions.
Villareal est, avec Valence, le dernier club espagnol encore en lice sur la scène européenne. Un statut certes privilégié, mais nullement usurpé, si l?on tient compte de la très belle démonstration des jaunes en huitième de finale face aux redoutables italiens de l?AS Rome.
A l?approche de son quart de finale contre les Ecossais du Celtic Glasgow, ce soir, en déplacement à Park Head, Villareal commet toutefois une erreur stratégique qui pourrait lui coûter cher : l?arrogance.
Ainsi, à en croire Manuel Victor, l?attaquant des jaunes, éliminer Celtic serait une tâche moins éprouvante qu?éliminer la Roma. Le club de Glasgow est pourtant tenant du trophée, vient de se payer la tête de Barcelone et court derrière un record d?invincibilité sans précédent en Ecosse.
?Nous ne serons pas leurs prochaines victimes espagnoles. Les gens disent que nous sommes fous de penser qu?on a les moyens d?aller gagner à Park Head. Fous ou pas, c?est précisément ce que nous voulons faire. Ça reste du 11 contre 11. Croyez-moi : c?est plus facile d?aller gagner sur la pelouse du Celtic que sur celle de la Roma?, a déclaré Manuel Victor au lendemain du match nul contre Barcelone en championnat.
En football, la confiance est un élément essentiel. Mais la provocation gratuite reste la meilleure façon de surmotiver son adversaire. Et c?est précisément ce qui risque de se passer. Du côté du Celtic, on n?a que très moyennement apprécié les propos de Manuel Victor. Villareal a intérêt à ne pas se louper ce soir.
Publicité
Publicité
Les plus récents