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Sept élèves mauriciens sur 10 ne terminent pas le cycle complet de la scolarité traditionnelle
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Sept élèves mauriciens sur 10 ne terminent pas le cycle complet de la scolarité traditionnelle
Des 21 758 enfants inscrits en Standard I en 1996, seuls 7 011 ont été reçus aux examens du Higher School Certificate de 2008, qui marquent la fin du cycle secondaire pour cette promotion. Donc seulement 32, 2% d’élèves complètent le cursus scolaire avec succès.
Ils étaient 21 758 au départ et ne sont que 7 011 à l’arrivée. Les participants à cette course d’obstacle éliminatoire sont les élèves du système scolaire mauricien.  La publication  des résultats du Higher School Certificate (HSC) qui a eu lieu cette semaine, n’est pas qu’une occasion de manifestation de joie autour des lauréats. Il y a d’autres réalités souvent occultées qui méritent d’être relevées.
En 1996, les élèves qui commençaient la Standard I, première classe du cycle primaire, étaient au nombre de 21 758 et à la fin du cursus scolaire, 12 ans après seulement 7 011 d’entre eux repartent avec un certificat de fin d’études secondaires, le HSC.
En fait, le système est éliminatoire. En 2002, après six ans de scolarité seulement 17 677 des 21 758 admis en Standard I en 1996 se faisaient admettre dans les collèges secondaires. Il faut comprendre que les 4 081 qui ne poursuivent pas leurs études ont été recalés aux examens du  Certificate of Primary Education (CPE)  ou ont abandonné l’école avant cette épreuve.
Cinq ans plus tard,  uniquement 12 971 de ceux qui se présentent aux examens du School Certificate en sortiront avec un diplôme.  Et les épreuves de HSC, deux ans plus tard,  laisseront passer seulement 7 011  candidats.
Donc seulement 32% d’élèves terminent complètement  le cycle scolaire traditionnel. Ainsi, 7 élèves sur 10 ne terminent pas le cycle scolaire complet.
Selon un cadre de la Tertiary Education Commission (TEC), la raison de ces nombreux départs de la filière scolaire  provient de l’absence d’une «remedial education» qui permettrait aux élèves en difficultés de réintégrer le système.  Cela pousse plusieurs élèves à abandonner leur scolarité.
Surrendra Bissoondoyal, ancien directeur du Mauritius Examination Syndicate (MES) est d’avis que c’est ainsi, parce que dès le primaire, voire le pré-primaire, les enfants n’ont pas une «bonne base» pour affronter le CPE.  «Le premier obstacle, c’est cet examen ultra-compétitif, le CPE, auquel 20% des enfants échouent. Et même parmi les 80% qui passent, il y a bon nombre de réussites limites (borderline cases). Ces derniers intégreront les collèges, mais ils n’ont pas le bagage nécessaire pour terminer le secondaire».
Surrendra Bissoondoyal déplore la méthodologie d’apprentissage au primaire. «Les élèves apprennent surtout par cœur pour réussir aux examens. Tout ce qui leur est enseigné est académique. Or, beaucoup d’entre eux ne peuvent pas s’adapter à ce coté académique. Rien n’est fait pour intéresser ces élèves. Alors, ils échouent et deviennent des laissés pour compte», soutient l’ancien directeur du MES.    
Narandranath Gopee, le président de la Government Secondary School Teachers Union (GSSTU), est plutôt pessimiste par rapport au taux de réussite en fin de parcours scolaire.  «Ce problème persistera. Il est impossible de dispenser une éducation de qualité quand les classes sont composées de pas moins de 40 élèves !», affirme-t-il.
A l’évidence, l’école n’est pas en train de remplir sa mission, qui est de donner une éducation à un maximum d’enfants dans le cadre d’un cycle scolaire complet. Les chiffres démontrent bien l’échec du système à ce chapitre.
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