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Senteurs florales de Krishna Luchoomun à la Réunion

22 novembre 2004, 00:00

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Nos fleurs s’exportent. Oiseau du paradis et bouquets floraux imaginaires exécutent actuellement la Danse du pollen. Ces tableaux grands formats, signés Krishna Luchoomun – ils sont 21 au total - sont accrochés à la Galerie Charles Gounod, à Saint-Denis de la Réunion depuis le vendredi 5 novembre. Ils y resteront jusqu’au samedi 27 novembre.

Bien remis de sa séance de Partage – atelier résidentiel qui s’est tenu début juillet à Flic-en-Flac – Krishna Luchoomun a choisi de se la jouer solo à l’île sœur. “C’est la continuation du travail présenté en avril 2003”, précise-t-il. Promenade dans le jardin des émotions, cette exposition nous avait gratifié d’une multitude de senteurs locales. Nénuphar, talipot, liseron bleu, anthurium, hibiscus entre autres, avaient été réadaptés à l’acrylique, par le peintre. Plus grandes que nature, ces fleurs aux couleurs accentuées exhalent leur parfum de l’autre côté de l’océan.

L’événement a été rendu possible, grâce à Béatrice Binoche, galeriste réunionnaise. “Le contact a été établi pendant Latitudes 2003, à l’Hôtel de Ville de Paris.” Krishna Luchoomun était alors inscrit au catalogue de cette série d’expositions annuelles des Beaux-Arts, organisées par la mairie de Paris. Son objectif : offrir un espace d’expression aux talents issus de pays francophones.

En terre française, le peintre mauricien avait eu l’occasion de côtoyer d’autres exposants de l’océan Indien dont Thierry Fontaine, Esther Hoareau et William Zitte de la Réunion, Vonjiniaina, plasticienne malgache – qui aura marqué plus d’un lors de Partage, avec ses quatre points cardinaux –, Mounin Alaoui des Comores et Christine Chetty des Seychelles.

Après deux rencontres avec Béatrice Binoche de la galerie Charles Gounod, le marché est conclu. Principe de l’exposition : faire la promotion d’un artiste ayant déjà un cheminement cohérent. Son thème : Jardin sentimental.

Explorant les espaces verts de sa créativité, les pas de l’artiste l’ont mené, selon ses dires, vers des spécimens qui ne fleurissent que dans son imaginaire.

“Sur la vingtaine de tableaux exposés à la Réunion, il y en a cinq seulement qui ont déjà été montrés au public local.”

Fort de cette expérience, puisqu’il apprécie surtout la prise en charge totale assurée pendant deux semaines, Krishna Luchoomun reprendra le fil de l’histoire de Partage. “Nous travaillons sur le catalogue de l’exposition.”

Si sa sortie était initialement prévue d’ici la fin de l’année, le peintre repousse la publication pour mars 2005. Une date qui coïncidera avec l’exposition ouverte à la quinzaine de participants mauriciens bouclés – de plein gré – pendant une quinzaine à Flic-en-Flac.

S’agissant des projets à venir, le chef de file de Partage envisage la tenue d’un deuxième atelier résidentiel, ciblant cette fois les artistes locaux émergeants, “pas des élèves, pas des peintres du dimanche mais de jeunes artistes qui travaillent régulièrement.”

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