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Santé et Environnement se renvoient la balle

24 juillet 2006, 00:00

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La bataille contre une éventuelle épidémie de chikungunya, cet été, est loin d?être gagnée. Le ministère de la Santé et celui de l?Environnement se renvoient la balle pour le nettoyage afin d?éradiquer les larves de moustiques qui transmettent le virus. Qui fait quoi? La réponse étant ambiguë, le pays reste dans un état d?insalubrité.

Le ministère de l?Environnement est la cible de virulentes critiques de la part de techniciens de celui de la Santé. Anil Bachoo fait le point : ?Quand on a des plaintes du ministère de la Santé, la Police de l?environnement intervient n?importe où en moins de 48 heures pour des actions concrètes.? Le ministre de l?Environnement a toutefois précisé avec regret que la cellule de communication, les ressources humaines et le budget pour combattre le chikungunya ?sont sous la responsabilité du ministère de la Santé uniquement. On fait beaucoup plus que ce qui tombe sous notre juridiction.?

D?autre part, depuis plus d?un mois et demi l?Environnement n?a reçu aucune plainte transmise par le ministère de la Santé à propos de la situation sur le terrain.

Au ministère de l?Environnement, on reproche la quasi-indisponibilité du ministre de la Santé Satish Faugoo, ?dont le portable est toujours éteint et qui n?est presque jamais au bureau?.

Faute d?avoir eu le ministre Faugoo pour commenter la situation, un haut responsable du ministère de la Santé nous a répondu. Il tient un discours diamétralement opposé à celui du ministre Bachoo. ?Le chikungunya est un problème lié à l?environnement du pays, la Santé est concernée uniquement par l?aspect curatif et doit empêcher la propagation du virus. Notre boulot ce n?est pas de nettoyer le pays et ramasser les ordures.? Il se fonde sur les recommandations de Karl Baptista, un expert singapourien en environnement, qui, lors de son récent passage à Maurice, avait précisé que le chikungunya pouvait être combattu en ayant un environnement propre.

Les immondices qui s?entassent, les eaux stagnantes, les berges des rivières mal nettoyées sont les exemples de la situation qui prévaut dans le pays, malgré une campagne de fogging. Ce haut responsable de la Santé affirme qu?il est inexact de dire que depuis un mois et demi l?Environnement n?a pas été informé de la situation. ?On le fait systématiquement.? ?Il n?y a aucun cas de chikungunya en hiver. Mais les actions préventives doivent être menées sur tous les fronts et ce n?est pas suffisant. Que font les Administrations régionales et l?Environnement pour assainir le pays ??

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