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Saisie de 52 matraques électriques à Plaine-Verte
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Saisie de 52 matraques électriques à Plaine-Verte
C?est une arme qui peut être létale. On l?appelle matraque électrique ou stun gun. Elle prend la forme d?une torche ou d?un «Toonfa baton», et émet une décharge. Cet équipement est actuellement en circulation à Maurice. Selon la police, une cargaison de plus de 200 de ces armes est entrée illégalement à Maurice. Elle s?adresserait spécifiquement aux bouncers (videurs) des boîtes de nuit et des casinos.
La disponibilité de ces armes sur le marché local inquiète la force policière. Le commissaire de police, Dhun Iswar Rampersad, a émis un communiqué hier pour lancer une mise en garde. Selon la section 24 de la Firearms Act 2006, tout détenteur d?un tel équipement commet un délit. Mais toute personne qui restituerait son arme à la police au plus tard à midi ce samedi ne serait pas inquiétée.
Une opération de grande envergure a été lancée à travers tout le pays pour retrouver ces matraques. Des policiers de l?Anti-Drug & Smuggling Unit (ADSU) sous la supervision de leur directeur général, l?adjoint au commissaire de police, Ramparsad Sooroojebally, y participent. Une équipe de cette même unité, dirigée par l?inspecteur Kailash Dussoye, avait procédé à la saisie de 52 stun guns à Plaine-Verte, le vendredi 8 août.
Ce jour-là à 17h15, sur la base de certaines informations, une descente avait été effectuée au domicile de Muhammad Nasroullah Domah à la rue Canal Bathurst, Plaine-Verte. Le suspect, âgé de 33 ans, devait être arrêté devant sa porte en possession d?un bâton télescopique, 48 stun guns et des adaptateurs. Une fouille à l?intérieur de sa maison avait permis de découvrir quatre autres stun guns.
Chou blanc
Le suspect Domah avait été conduit au quartier général de l?ADSU aux Casernes centrales, où il a été longuement interrogé. Une accusation provisoire de «possession of a weapon capable of discharging electric shock» a été retenue contre lui. Après sa comparution devant le tribunal de Port-Louis lundi, il a été remis en liberté conditionnelle contre une somme de Rs 10 000.
Ce même lundi, une descente de police a eu lieu au domicile d?un commerçant à Pailles. L?ADSU le soupçonnait d?être l?importateur de ces armes interdites. Aucun article compromettant n?a toutefois été retrouvé.
L?enquête policière a conclu que les armes saisies chez Nasroullah Domah étaient destinées à une clientèle très ciblée : les videurs. C?est ainsi qu?aux petites heures du matin, mardi, une vaste opération policière de l?ADSU a été organisée simultanément dans différentes régions du pays. Le concours de l?Emergency Response Service et de la Divisional Supporting Unit a été sollicité à cet effet. Les maisons de videurs ont été fouillées de fond en comble, mais les policiers n?ont retrouvé aucun des appareils suspects.
L?ADSU a donc décidé de lancer un appel à la compréhension de tous les Mauriciens pour saisir ces appareils. Il se pourrait que des membres du public aient pu faire l?acquisition d?une telle arme, qu?ils considèrent comme un article de self-defence.
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