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Ségolène Royal très attendue sur son programme

8 février 2007, 00:00

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Après une phase d’ “écoute” volontiers critiquée, la candidate socialiste, Ségolène Royal, a débuté une semaine d’interventions très attendues avec, en point d’orgue, la présentation des grandes lignes de son projet, dimanche 11 février, à Montreuil. Ce même jour a également été choisi, “de longue date” assure l’ Union pour un mouvement populaire(UMP), pour une réunion des comités de soutien à Nicolas Sarkozy.

Alors que la campagne de la candidate socialiste est mise en doute à droite mais aussi au sein du Parti socialiste(PS), et qu’une dizaines de sondages consécutifs la donnent battue par son rival UMP au deuxième tour, elle a programmé divers rendez-vous, visant notamment à ne pas faire du 11 février le seul moment-clé. Ce week-end, des “restitutions” des débats participatifs ont été organisées dans toutes les fédérations PS de France, afin de nourrir le programme de Ségolène Royal. Et dès mardi, celle-ci a tenu un meeting à Paris, où elle a notamment évoquer “la nation”. Enfin, alors qu’on lui reprochait de faire campagne loin des “éléphants” du parti, Claude Bartolone a annoncé récemment que Laurent Fabius et Ségolène Royal tiendraient meeting commun le 24 février à Rouen. “Que la fête commence”, a lancé ce fabiusien sur France-Inter, se félicitant que la candidate “s’exprime pour montrer à la gauche, à la France, le projet alternatif que nous portons”. Et de la comparer à l’équipe de France de football de 1998, championne du monde alors que “tout le monde disait : ce coup-ci, c’est cuit”.

D’autres responsables socialistes sont montés en première ligne, dimanche, pour défendre Ségolène Royal. Ses deux codirecteurs de campagne, Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, ont relativisé l’importance du 11 février, assurant en chœur “ne pas tout miser sur une date”, qui marque “l’aboutissement d’un premier processus, celui d’écoute”. M. Rebsamen a toutefois reconnu sur radio-J “comprendre qu’il y ait un peu d’impatience”.

“Ségolène Royal a voulu avoir un temps pour le débat, de discussion avec les Français, je crois qu’elle a eu raison”, déclarait, de son côté, François Hollande. Le premier secrétaire du PS a aussi promis que les socialistes allaient “dès le 11 février partir en campagne. On l’est déjà, mais cette fois-ci sur nos propositions”. Quant à la candidate, elle a répondu dès samedi aux critiques :“Certains disent que je perds mon temps. Je ne crois pas du tout, au contraire, c’est un temps précieux, un temps gagné pour la crédibilité de ce que je dirai ensuite”, avait-elle lancé.

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