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Rs 1,6 milliard investies dans la santé privée
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Rs 1,6 milliard investies dans la santé privée
Un nouveau secteur émerge, celui du biomédical et des soins de santé. Des développements majeurs sont attendus, dont l?implantation de deux géants indiens, Apollo Hospitals (AH), et le Sri Ramachandra Medical College and Research Institute (SRMCRI).
En effet, AH, leader dans les soins de santé en Inde, en partenariat le British American Investment (BAI), investira Rs 1 milliard dans un hôpital d?une capacité de 200 lits. SRMCRI compte de son côté, implanter un collège médical à Belle-Rive.
L?établissement hospitalier, situé dans la région Réduit-Ebène, permettra la création de 500 emplois. Les services proposés incluent la neuro-chirurgie, l?urologie, l?oncologie, et imagerie par résonance magnétique. Ainsi, l?implantation de cet hôpital permettra le traitement sur le sol mauricien de cas complexes qui sont souvent référés à l?étranger.
?La présence à Maurice d?une institution si prestigieuse que l?Apollo Hospitals va certainement booster aux activités de tourisme médical. Maurice a tous les ingrédients clés pour se transformer en une telle destination, d?autant plus que nous sommes déjà une destination touristique up market?, explique Nitin Pandea, manager du Board of Investment (BOI).
Un campus pour Mauriciens et étrangers
Les travaux de construction de l?hôpital de AH qui possède 23 hôpitaux avec 4 000 lits dans plus de dix régions en Asie, démarrent en octobre, comme c?est le cas pour le SRMCRI, qui finalise aussi son implantation dans la région de Belle-Rive.
Le campus de SRMCRI va accorder des diplômes de médecine. Les cours sont destinés à des étudiants mauriciens et étrangers. L?investissement dans ce projet est estimé à Rs 600 millions. Les promoteurs finalisent les formalités pour l?achat du terrain. Le collège médical sera opérationnel dans deux ans.
Avec plus de 1 500 lits, 114 lits pour les soins intensifs (Intensive Care Units), 25 blocs opératoires, et un campus s?étendant sur 175 arpents, le SRMCRI est un des plus gros collèges médicaux dans le Sud-Est asiatique. Il offre aussi des services de télémédicine.
Le secteur biomédical comprend également l?assemblage et la fabrication d?appareils médicaux. Cinq compagnies, principalement françaises, y opèrent présentement. Leurs investissements qui totalisent Rs 150 millions, viennent surtout de France. Elles emploient 250 personnes. Les produits majeurs sont des prothèses optiques et orthopédiques, et cathéters, entre autres, qui sont exportés vers la France et l?Angleterre.
Selon le BOI, le développement des activités d?externalisation dans ces niches comme le traitement des réclamations d?assurances, des transcriptions médicales, le traitement des données et la traduction des documents médicaux et pharmaceutiques sont aussi des opportunités.
?Avec les infrastructures et aménités hôtelières luxueuses qui existent, nous sommes bien positionnés pour offrir des packages intégrés de soins de santé, du bien-être et de relaxation. Un touriste pourra profiter de son séjour pour faire en même temps un traitement médical ou un check-up ou certains types de chirurgie esthétique ou une dentisterie cosmétique?, avance Nitin Pandea.
Avec ces développements, Maurice se range du côté de Singapour, l?Inde, l?Afrique du Sud, la Thaïlande, les Philippines, Chypre, Costa Rica, Cuba et quelques pays de l?Europe de l?Est qui ont une industrie de tourisme médical très avancé.
Le Singapour, par exemple, reçoit quelque 300 000 touristes médicaux annuellement. Le Maroc et la Tunisie se concentrent sur le marché français. Les coûts exorbitants et les longues listes d?attente expliquent pourquoi des gens des pays développés voyagent pour des besoins de traitement ailleurs.
?Le secteur biomédical et de soins de santé a de gros potentiels. Il peut générer de la valeur ajoutée en termes de produits et d?emplois et attirer d?importants investissements directs étrangers.?
Les principales composantes du secteur sont la médecine high-tech et le tourisme médical, l?assemblage et la fabrication d?appareils médicaux, la recherche pharmaceutique et l?externalisation médicale, la télémédecine et les services de soutien, l?éducation et la formation dans les soins de santé.
Demeurer prudent
Une quinzaine de cliniques privées et 25 laboratoires médicales et centres de diagnostics sont en opération actuellement. Quelques opérateurs ont même déjà commencé à accorder des services de soins de santé aux patients venant de la région africaine. Sans compter des opérateurs qui accordent des traitements dans des secteurs spécialisés, comme la greffe de cheveux, la fécondation in vitro, la dentisterie cosmétique et la périodontolodie.
? Nous avons un projet d?expansion. Une fois que nous obtiendrons nos permis, nous allons passer à cette nouvelle phase. Cela fait un an que nous attendons ces permis?, dit Gérard Guidi, directeur de la Clinique de greffe de cheveux, située à Pointe-aux-Canonniers.
Toutefois, le pays devra être prudent s?il veut promouvoir la chirurgie esthétique, surtout à cause du long suivi requis par certains types de chirurgie esthétique.
Comme les nouvelles technologies, le traitement de produits de mer, des projets d?integrated resort scheme et des services financiers, le biomédical et les soins de santé feront objet des prochaines missions de prospection de Rama Sithanen, vice-Premier ministre et ministre des Finances.
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