Publicité

Relations avec une mineure : Un sexagénaire condamné

27 mars 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

?Au moment des faits, l?accusé avait 63 ans et la victime 14 ans. Un enfant a accouché d?un autre enfant dans le cas présent. Elle le considérait comme un grand-père et il a abusé de sa position de confiance?? La ma-gistrate Anjali Ramdin Ragobur, siégeant en cour intermédiaire, a tranché. Dowlut Bhawoonauth a été trouvé coupable d?avoir eu des relations sexuelles avec une mineure. L?homme a été condamné à quatre ans de prison. Il a donné avis d?appel.

Les faits remontent à décembre 2002. Dans sa déposition en cour, la plaignante, une habitante de Gros-Billot, New-Grove, âgée alors de 14 ans, relate qu?elle était allée à la boutique de l?accusé pour acheter de la viande un samedi vers midi. Après le départ de l?unique autre client qu?il y avait dans la boutique, l?accusé a, dit-elle, baissé les volets métalliques. Il l?aurait ensuite bâillonnée avec un mouchoir et eu des relations sexuelles avec elle à même le sol. Il l?aurait aussi menacée de représailles si elle décidait de parler de l?incident à quelqu?un d?autre.

En rentrant chez elle après l?incident, l?adolescente se serait tue. Quelques mois après, elle aurait toutefois appris, à l?hôpital où elle s?était rendue à cause de douleurs, qu?elle était enceinte de 28 semaines. Elle devait d?ailleurs être admise. C?est alors qu?elle devait tout raconter à sa mère. Elle dira n?avoir jamais eu de relations sexuelles avant.

Arrêté, le sexagénaire nie. Mais il refuse de se soumettre à un test de paternité. Traduit en cour, il plaidera non coupable mais choisira de ne pas témoigner. Il sera jugé coupable à l?issue du procès. La cour a jugé la version de la fille plus plausible. Elle a statué que la victime est un témoin de vérité, d?où le fait que la cour n?a pas à rechercher des témoignages pouvant corroborer ses dires. ?La cour est consciente que les témoignages pouvant corroborer la version des plaignants dans les délits à caractère sexuels sont désirables. Il a aussi été établi que la cour peut se baser uniquement sur la version d?un témoin qui s?est avéré être un témoin de vérité.?

La cour a, en outre, estimé que la version de l?accusé n?était pas convaincante. La magistrate en a conclu que la cour ne peut se montrer indulgente dans cette affaire et qu?un signal fort doit être envoyé au public.

Publicité