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Rama Sithanen en faveur d?un meilleur accès des PME aux finances

10 mai 2007, 00:00

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Les nouvelles stratégies de développement économique ont été mises en exergue, hier, avec un accent particulier sur les petites et moyennes entreprises (PME). C?était lors de l?ouverture de la réunion des gouverneurs des banques centrales d?Afrique orientale à l?hôtel Maritim, Balaclava.

L?occasion aussi pour le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, de faire ressortir que Maurice a modifié sans cesse son approche de la politique monétaire. Il en donne des exemples, notamment l?abolition du contrôle des changes et la libéralisation des taux d?intérêts.

Sans compter que le pays applique une stratégie de développement entièrement nouvelle, l?objectif étant d?être plus compétitif sur le plan international. Les préférences commerciales comme base de développement sont du même coup abandonnées.

?Les pays d?Afrique doivent tirer des leçons de leurs succès et de leurs échecs pour pouvoir continuer à améliorer le soutien que les autorités monétaires apportent au développement?, dit Rama Sithanen.

?Car l?Afrique, ajoute-t-il, n?est pas seulement en train de bénéficier d?une croissance plus élevée au niveau mondial ; elle y contribue aussi. Les entrées de l?investissement direct extérieur (IDE) en Afrique ont augmenté avec les investissements de la Chine et avec l?avènement de l?Africa Growth and Opportunity Act.?

Mais l?Afrique, dit le ministre, doit résoudre le problème de coût élevé des finances et aussi le problème d?écart entre le taux à l?épargne et le taux à l?emprunt. Opinion d?ailleurs partagée par Rundheersing Bheenick, gouverneur de la Banque de Maurice.

Consolider le secteur financier

Le ministre Sithanen estime qu?il est important que les PME aient un plus grand accès aux finances. Mais là une question demeure : comment le système bancaire peut-il faciliter cela en maintenant en même temps un niveau acceptable de risques ? ?Nous avons besoin de trouver un moyen d?amener les banques centrales à opérer un déclic dans l?esprit des banques afin que les micro entreprises et les PME puissent avoir un plus gros accès aux ressources financières?, souligne le ministre.

Comme Rama Sithanen, Rundheersing Bheenick estime qu?il faudra attirer davantage d?IDE en Afrique pour consolider le secteur financier. Mais l?Afrique ne pourra le faire que si elle offre la stabilité, la bonne gouvernance, l?absence de corruption et l?état de droit. Selon lui, l?IDE dans le secteur immobilier est une ?alternative viable? et doit être lié au développement de l?entreprise locale.

Quelques années de cela, explique encore le ministre, l?Afrique avait des doutes au sujet de sa capacité à intégrer l?économie mondiale. Le continent avait des raisons d?avoir peur de l?impact de la globalisation. Mais aujourd?hui, les opportunités sont nombreuses.

Comment doit-on réagir face à la mondialisation ? se demande pour sa part Rundheersing Bheenick. Doit-on se séparer du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale comme l?a fait un pays de l?Amérique du Sud ? ?Non?, dit le gouverneur de la banque centrale. Et d?expliquer qu?un tel scénario sera catastrophique pour l?Afrique car la plupart des pays africains sont endettés vis-à-vis de ces institutions, qui, malgré leurs imperfections, ont fait un travail louable.

Rundheersing Bheenick estime que tourner le dos à la mondialisation ?n?est pas une option?. Protéger nos marchés va créer une illusion de croissance. Ce qui fait dire au gouverneur de la Banque centrale qu?en Afrique, plus que jamais, la coopération économique régionale et l?intégration sont devenues des conditions nécessaires au développement soutenu à long terme.

D?ailleurs, dit Rundheersing Bheenick, pour faire face à la mondialisation, le pays a aussi mis l?accent sur le développement des secteurs financiers, de la technologie de l?information et de la communication, du business process outsourcing, de la bio-technologie, du bio-médical et du seafood hub.

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