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Raj Rughoonath porte plainte en Cour suprême
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Raj Rughoonath porte plainte en Cour suprême
Raj Rughoonath, le président de la Mauritius Telecom Employees Union, ne lâche pas prise. A la suite de son licenciement, il a manifesté samedi, avec d?autres syndicalistes, devant le Telecom Tower. Hier, il a juré un affidavit en Cour suprême pour dire que Mauritius Telecom a enfreint la section 49 du Prevention of Corruption Act.
Cette section stipule qu?aucune action disciplinaire ne peut être initiée à l?encontre de ceux qui font des dénonciations auprès l?Independent Commission against Corruption (ICAC).
Les coupables sont passibles d?une amende de Rs 50 000 et d?une peine d?emprisonnement ne dépassant pas un an.
Raj Rughoonath compte aussi donner une déposition, aujourd?hui, aux Casernes centrales. C?est en mars que le syndicaliste a fait des allégations à l?ICAC à propos d?un contrat de catering que la direction de MT lui aurait proposé contre son silence. Celle-ci a toujours nié.
Il affirme qu?à la suite de cette dénonciation, des officiers de l?ICAC sont venus dans les locaux de MT pour saisir des documents. «I am also informed and verily believe that the ICAC has proceeded to the premises of MT to secure documents, computers and other evidence in connection with the investigation initiated following my disclosure», dit Raj Rughoonath dans l?affidavit. L?enquête de l?ICAC n?est pas encore terminée.
Raj Rughoonath a aussi été transféré dans un autre département. Le 31 juillet, il a fait d?autres allégations à l?ICAC, dans une lettre anonyme, à propos du coût du rebranding du passage de Cellplus à l?Orange. Il devait recevoir une lettre de la direction, le 29 août, l?informant qu?il s?est embarqué dans une campagne visant à salir l?image de MT et que la compagnie n?a pas d?autre choix que de mettre un terme à son contrat de travail avec Rs 365 214 comme indemnités.
Raj Rughoonath rétorque qu?il n?a pas voulu dénigrer l?entreprise mais qu?il a fait des dénonciations à l?ICAC en tant qu?un citoyen responsable. Il ajoute que sous l?article 49, il jouit du statut de Protected Witness et que son licenciement dans le sillage de ses dénonciations est une «victimisation».
D?autre part, le ministère du Travail et des relations industrielles organise, jeudi prochain, une réunion tripartite à la Victoria House entre les deux dirigeants syndicaux licenciés, Indiren Carpanen et Raj Rughoonath, et la direction de MT.
C?est la cellule Mediation and Conciliation qui a convoqué cette réunion afin d?avoir la version des faits des deux parties concernées.
Raj Raghoonath, a déclaré qu?il ira à cette réunion pour réclamer sa réintégration immédiate à MT sans aucune condition. «C?est dans l?intérêt supérieur du pays que je mène un combat pour libérer MT de l?emprise d?Orange».
Un combat qui, dit-il, ne s?arrêtera pas en si bon chemin car il estime que la population doit être informée du coût du rebranding du passage de Cellplus à Orange.
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