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Réforme électorale : Ramgoolam enclenche le processus
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Réforme électorale : Ramgoolam enclenche le processus
Les discussions autour de la réforme du système électoral débuteront peu après le 1er Mai. Et un système de quota pour une plus grande représentation féminine au parlement sera vraisemblablement inclus dans cette réforme. Le Premier ministre (PM), répondant hier matin, à une Private Notice Question du leader de l?opposition, a pris l?engagement que son gouvernement viendra de l?avant avec ces réformes attendues depuis longtemps. Par contre, même s?il pense que le système de Best Loser dans sa forme actuelle est dépassé, le PM ne précise pas par quel moyen il s?assurera que «toutes les composantes de notre nation arc-en-ciel soient adéquatement représentées au Parlement».
Le ton affable qu?a utilisé Navin Ramgoolam tout le long de la séance de PNQ, de même que son refus de polémiquer avec l?opposition, ne veut pas dire que le PM a l?intention d?être conciliant sur toute la ligne. «Bien sûr que nous allons rechercher un consensus aussi large que possible mais il est clair qu?il sera impossible d?avoir un consensus total», a affirmé le PM. Et tous les partis politiques du pays ? ils sont 64 au total ? ne seront pas conviés à la discussion. Ramgoolam dit préférer dans un premier temps se concentrer sur les grandes formations.
Autre point sur lequel le PM n?a pas l?intention de céder ? la circulation d?un rapport sur la question, préparée par Rama Sithanen. Paul Bérenger a insisté sur la question, utilisant même un ton ironique. Mais Ramgoolam a tenu bon ? «la question ne se pose pas parce que nous sommes toujours en train d?en débattre au sein du PTr», a-t-il dit. Face à l?insistance de Bérenger, Ramgoolam ajoute : «Je ne veux pas de controverses. Je ne veux pas qu?après les gens viennent dire que nous ne prenons pas en considération tel ou telle suggestion d?un ministre.»
<I>«Le système de ?Best Loser? nous a bien servis mais c?est aussi un obstacle au ?Nation building? et à l?unité nationale; cela ne doit plus faire partie de la Constitution. Mais il est important que chaque composante de notre nation arc-en-ciel soit adéquatement représentée au Parlement.»</I>
Rama Sithanen, le principal concerné, s?est contenté de sourire. A noter cependant que la base des discussions sur la réforme du système électoral, se fera sur le rapport d?Albie Sachs.
Mais en attendant les discussions nationales, une autre discussion sur la même question a lieu au sein du parti travailliste. C?est ce qui fait que malgré l?affirmation du PM en novembre 2005 qu?il allait présider un high powered committee sur la question ? ce que n?a pas manqué de faire ressortir Paul Bérenger ? il n?y a rien eu jusqu?ici. Contrit et affichant un sourire gêné, Navin Ramgoolam explique qu?«en toute franchise, l?intention était là mais le leader de l?opposition ne connaît pas le parti travailliste; il y a eu beaucoup de discussions et je cherche le consensus au sein de mon parti» affirme-t-il.
Le PM soutient aussi qu?il n?y avait pas de meilleur moyen d?assurer une meilleure représentativité des femmes au Parlement que d?instaurer un système de quota. Si Bérenger l?approuve sur la question, il tient toutefois à le mettre en garde contre une résistance de certains à Maurice par rapport au quota pour les femmes.
<B>Ne pas mélanger réforme et plastique</B>
Au sujet du système de Best Loser, Navin Ramgoolam affirme «qu?il faut enlever ce stigmate communal ; le système de Best Loser nous a bien servis mais c?est aussi un obstacle au nation building et à l?unité nationale ; cela ne doit plus faire partie de la Constitution. Mais il est important que chaque composante de notre nation arc-en-ciel soit adéquatement représentée au Parlement.»
Si la déclaration du Premier ministre semble contradictoire, le leader de l?opposition ne l?a pas relevée. Et Navin Ramgoolam n?a pas donné davantage d?explications à ce sujet.
Nando Bodha du MSM a aussi pris part au débat, quoique timidement. Il est d?avis qu?il y a un certain consensus sur certains sujets et demande au PM si ces éléments consensuels ne pourraient pas être réformés, même si l?on n?arrive pas à s?accorder sur tous les aspects de la réforme.
Navin Ramgoolam a répondu par l?affirmative en disant que tout le monde était d?accord que l?utilisation de plastiques, le rôle des agents ou encore les baz devaient être bannis. C?est Bérenger qui a objecté en affirmant qu?il ne fallait pas mélanger les choses et qu?il fallait traiter séparément la réforme électorale et les questions telles que celle du plastique. Le Premier ministre, d?humeur très conciliante, a une fois de plus, abondé dans ce sens.
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