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Questions à?Ramesh Bondy

29 septembre 2004, 20:00

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● Quel a été votre parcours avant d?occuper le poste de directeur au sein de la Southern Handicapped Association de Riambel ?

Je n?avais que dix-huit ans seulement lorsque je me suis engagé dans le social. C?était pour aider à la rénovation d?un lieu de culte qui fut érigé en 1700, à Moulin-Cassé, à Surinam, où j?habite actuellement.

C?était facile de mobiliser des gens à cette époque pour faire du travail social, surtout pour la chose religieuse.

Je me suis joint à des groupes de jeunes de la localité qui se portaient volontaires pour être candidats aux élections villageoises et qui m?ont permis d?être conseiller pendant douze ans.

● Comment êtes-vous arrivé à vous occuper des handicapés de la région ?

Comme nous étions engagés dans le travail social, nous avons rencontré beaucoup de personnes handicapées, dont les proches ne pouvaient pas subvenir à leurs besoins étant donné qu?ils se trouvent eux-mêmes dans une situation économique très difficile.

Pour leur venir en aide, nous avons approché d?autres volontaires pour qu?ils mettent un centre à notre disposition.

Avec le nombre grandissant de demandes, nous avons jugé utile de solliciter l?intervention des autorités pour une portion de terrain à Riambel, pour construire un centre et former nos stagiaires dans la vannerie, la menuiserie et les orienter vers d?autres professions où ils pourront trouver de l?emploi.

● Le centre qui abrite votre association à Riambel a reçu la visite des cambrioleurs en juillet dernier. Des objets ont été emportés et le mobilier a été saccagé...

Nous essayons de remonter la pente avec la contribution de certaines firmes privées et de volontaires. Nous lançons un appel à la générosité des Mauriciens pour qu?ils nous viennent en aide en achetant nos produits artisanaux qui sont exposés au rez-de-chaussée du bâtiment de la National Pension Fund, à Port-Louis. Ces recettes pourront aider nos formateurs à mieux s?armer pour être au service des sourds, des malvoyants , des enfants trisomiques ou souffrant d?autres handicaps.

Pour le moment, les jeunes, qui sont à l?atelier pour une formation, bénéficient du soutien du Fonds Espoir et Développement (FED), et pour ce qui est de la vannerie et les travaux d?artisanat, de celui du Training and Employment Board for the Disabled Persons (TEBFDP).

● Cela fait plus de dix ans que vous connaissez l?univers des personnes handicapées, croyez-vous que les Mauriciens sont assez informés des difficultés qu?elles rencontrent ?

Il y a effectivement une certaine prise de conscience. Pour le savoir, il n?y a qu?à se rendre dans certains bureaux, dans l?enceinte de certains grands bâtiments, aux nouveaux supermarchés, dans les transports publics, pour constater les efforts entrepris et les dispositions prises pour faciliter leur déplacement d?un endroit à l?autre.

● Et dans le domaine de l?emploi ?

Je crois comprendre que l?Etat encourage les employeurs à faire de la place pour un certain nombre de personnes handicapées au sein de leurs entreprises.

● Les futurs projets ?

La construction d?un nouveau centre de formation à l?étage du bâtiment à Riambel.

● Avez-vous déjà trouvé le financement ?

Nous sommes en négociation. Il faut attendre un peu.

Propos recueillis par Jocelyn ROSE

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