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Questions à Srinjaya Dasa, secrétaire de l?Iskcon

4 septembre 2004, 20:00

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En France, l?« International Society for Krishna Consciousness » (Iskcon) est classée comme une secte. Pourquoi est-ce différent à Maurice ?

Par définition, une secte est un groupe d?individus professant une même philosophie et un certain art de vivre. Si l?on s?attache à cela, tout le monde fait partie d?une secte, y compris les chrétiens et les sanatanistes.

En France, la masse ne suit pas forcément la même doctrine. Chaque pays a sa définition d?une secte. À Maurice, nous avons 125 000 fidèles et nous propageons une philosophie millénaire dédiée à Vishnu, le dieu suprême des hindous,

À votre avis, y a-t-il des sectes dangereuses à Maurice ?

À y regarder de près, il y a beaucoup de sectes à Maurice, mais de là à dire si certaines sont dangereuses, je ne peux rien affirmer. Mais il est peut-être grand temps que les autorités mettent en place un comité inter-religieux pour faire la différence entre les grands courants spirituels et les sectes. De cette façon, il y aura un travail de fond et on pourra connaître les origines des différents mouvements. L?on ne sera pas alors taxé à tort et à travers d?être une secte.

Comment faire pour reconnaître les charlatans ?

Il y a, d?une part, la religion et, d?autre part, les pratiques religieuses. Il faut voir ce qui ce passe à l?intérieur de certaines sectes. Les charlatans visent souvent les personnes vulnérables en quête d?un certain réconfort moral et de spiritualité. Ils sont sans scrupule et exploitent les faibles. En fin de compte, ils dégoûtent les gens de la religion.

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