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Quelques précisions de la BAI
Suite à l?article paru le dimanche 28 janvier sous le titre « BAI : Une expansion fulgurante », nous tenons à vous informer que l?article en question contient certaines informations inexactes qui pourraient nuire à la réputation du Groupe. Par conséquent, nous sollicitons l?hospitalité de vos colonnes pour apporter quelques précisions dans l?intérêt de vos lecteurs :
■ 1. La British American Insurance (BAI), lancée en décembre 1969, a rapidement pris de l?essor et s?est positionnée parmi les plus grosses compagnies d?assurances à Maurice. Il est important de faire ressortir que le marché mauricien est de dimension limitée, ce qui a motivé la BAI, et d?autres grosses compagnies locales, à se tourner vers des secteurs autres que leurs « core business ». En 1992, la BAI avait tous les atouts pour faire son entrée en Bourse. Nous avons également entamé la diversification et la régionalisation de nos activités en investissant au Kenya et à Malte dans les années 90. Entre-temps, plusieurs activités hors assurances sont venues s?ajouter à nos investissements. Nous avons fait l?acquisition de plusieurs sociétés existantes telles que Mauritius Leasing, Ireko Design & Construction, Iframac et Courts. Nous avons également établi des « start-ups », parmi lesquelles la British American Mortgage Finance House et Bramer. Les activités du Groupe ont été réorganisées en 2003 et, en conséquence, toutes les sociétés du Groupe ont été transférées sous la « holding company » British American Investment Co. (Mtius) Ltd,. Cette transaction a été conclue en conformité avec les règlements de la Stock Exchange of Mauritius. Donc, l?information à l?effet que l?expansion du Groupe ne date que de quelques années est inexacte.
■ 2. Notre stratégie d?investissement, formulée dans nos rapports annuels à plusieurs reprises, est orientée vers un rendement à moyen et long termes. L?évolution du groupe est donc devenue presque, pour se servir d?un terme de construction, un chantier qui a pour objectif d?atteindre le volume nécessaire en chiffre d?affaires et arriver à une masse critique. Notre stratégie ne se limite pas seulement à chercher des profits semestriels, mais on mise aussi sur une croissance à long terme, ce qui rapporterait davantage sur les cinq à dix années à venir. Au préalable, nous devons continuer à construire le Groupe et consolider nos actifs à travers une croissance organique et des acquisitions ? tout en prenant en considération, encore une fois, que le marché mauricien est limité. L?autre aspect de notre stratégie est notre expansion à l?étranger.
Un exemple de cette stratégie est notre placement à Malte, où nous avons, avec un investissement de Rs 150 millions, fusionné notre petite branche d?assurances avec une compagnie maltaise cotée en Bourse. Nous avons ainsi développé une nouvelle entité qui opère en assurance-vie, assurance médicale et gestion de fonds, et qui vaut aujourd?hui quelque Rs 3 milliards, notre part étant d?environ Rs 1,4 milliard. Le but de cette fusion avait été communiqué au public et nous sommes satisfaits du résultat de cet investissement qui s?est fait en seulement cinq ans. Nous continuerons donc à explorer des marchés plus importants où nous pouvons poursuivre la croissance et bâtir la BAI sur une base plus solide, ceci à travers nos subsidiaires Iframac et Courts. Ces compagnies, aussi bien qu?Ireko, sont déjà opérationnelles à Madagascar. Nous espérons que l?économie mauricienne aille en grandissant et nous voulons y contribuer quel que soit le gouvernement en place. Le contraire serait suicidaire.
Par ailleurs, les investisseurs mauriciens, les entrepreneurs et surtout les chefs de file du secteur privé ont sûrement compris qu?avec un marché aussi restreint, une croissance raisonnable ne peut être nourrie que par une expansion dans les marchés étrangers. Et pour le faire, il nous faut des ressources financières et humaines que beaucoup d?entreprises mauriciennes n?ont pas encore. En conséquence, il est nécessaire de croître agressivement pour pouvoir soutenir cette bataille, qui en est finalement une de survie pour les entreprises mauriciennes qui doivent faire face à la globalisation et la chute (voire, disparition) des marchés protégés. (...)
■ 3. Le Groupe est intéressé à investir dans la communication sous toutes ses formes. L?apport du Groupe dans les médias a débuté dans les années 90 quand nous avons décidé de soutenir le journal « News On Sunday » afin de promouvoir l?anglais, devenue une langue incontournable pour faire face à la globalisation. De même, nous avons des intérêts dans une radio privée, conformément aux lois régissant le secteur [?] Le monde de la communication subit actuellement un changement radical et les nouvelles technologies sont en train de redéfinir la communication dans son ensemble aussi bien que le business tel qu?il a été pratiqué pendant des siècles. On ne sait pas ce que nous réserve l?avenir, mais nous voulons simplement continuer à progresser et surtout rester « relevant ». La BAI suit de près ces changements car le plus grand défi dans le monde des affaires aujourd?hui est de communiquer le mieux possible avec son public et sa clientèle. Ainsi, on ne peut pas ignorer ce secteur.
■ 4. La BAI est une société cotée en Bourse et elle est, de ce fait, régie par les autorités financières du pays, parmi lesquelles la Stock Exchange of Mauritius et la Financial Services Commission. Ainsi, tout gros investissement ou transaction relatif à la compagnie est communiqué aux actionnaires et aux autorités régulatrices par voie officielle, ceci dans l?esprit de la bonne gouvernance.
■ 5. Finalement, en ce qui concerne l?article paru dans la Lettre de l?océan Indien, nous tenons à vous informer que l?article en question contient plusieurs accusations graves et insinuations gratuites à l?encontre du Groupe BAI. Nous nous réservons à engager des poursuites contre cette publication [?]
En vous remerciant pour la publication de ces précisions, nous vous prions de recevoir, Monsieur le rédacteur en chef, l?assurance de nos salutations distinguées.
■ Saleem Beebeejaun Chief Executive Officer British American Investment
NdlR :
Ces précisions de la BAI permettent de mieux comprendre l?expansion « fulgurante » et « extraordinaire » de la BAI ? deux termes utilisés par le CEO Saleem Beebeejaun lui-même dans une fort éclairante interview qu'il nous a accordée dans notre précédente édition. Cette interview - parue sous le titre « La BAI ne veut pas devenir un empire » - a rompu une longue absence médiatique, d'où un tableau sans doute incomplet dans notre hors-texte sur l'ascension du Groupe...
■ N. S.
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