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Quel contrôle sur les boissons et confits ?
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Quel contrôle sur les boissons et confits ?
?Inspekter saniter passe assez regilierman. Zot verifie si tou korek?, nous certifie Ibrahim Edun, vendeur d?alouda et de jus de citron à côté de la gare du Nord. Quand on lui demande s?il fait attention à l?hygiène lors de la préparation de ces produits, il nous explique que pendant deux semaines, il n?a pas fait d?alouda à cause du passage de Gamede.
?Alouda?, confits ou ?glaçon râpé? font partie intégrante de notre gastronomie locale. Vous vous êtes probablement déjà posé des questions sur les conditions d?hygiène dans lesquelles sont fabriqués ces produits. Mais vous vous êtes aussi laissé emporter parfois par l?envie de siroter un ?alouda? glacé dans la chaleur de Port-Louis.
Du côté de la loi, c?est la Food Act 1998 qui régularise ce commerce. Il stipule que toute personne vendant, préparant ou important de la nourriture qui s?avère dangereuse pour la santé publique commet un délit.
Après le passage de Gamede, le ministère de la Santé a lancé de nombreux appels afin de faire bouillir l?eau avant qu?elle ne soit consommée. Quel contrôle exerce-t-il sur ces produits vendus à travers l?île ?
La loi permet à un officier du ministère de la Santé, détenteur d?un certificat d?autorisation, d?examiner la nourriture, de prendre des échantillons pour analyses et de saisir toute nourriture qu?il juge impropre à la consommation.
Mais en pratique, l?application de la loi semble plus compliquée. Philippe Moothoosamy, ancien Chief Health Inspector, nous explique que ce n?est pas toujours facile pour les inspecteurs sanitaires de verbaliser les commerçants. ?Ils se font insulter car on les accuse de priver des gens de leur gagne-pain ou de profiter de la misère de ces gens.?
Inspections sanitaires
Selon lui, le contrôle ne se fait pas comme il se doit. D?une part, par manque d?inspecteurs sanitaires et d?autre part, par manque de sécurité pour ceux-là.
En théorie, ?ces marchands de jus et d?alouda doivent bouillir l?eau et utiliser des verres jetables. Vous voyez bien qu?on est très loin de cela dans la réalité.?
Philippe Moothoosamy nous dira qu?il trouve qui plus est que l?obtention des permis est de plus en plus facile. ?En trois jours, un commerçant peut obtenir un permis, et ce n?est qu?après qu?on vient lui dire qu?il faudrait respecter telle ou telle mesure d?hygiène.?
Du côté des marchands, on se veut rassurant. Inous Manally, vendeur de jus, nous explique qu?il utilise des gobelets jetables et que son matériel est nettoyé régulièrement.
Sivananda Pillay, vendeur d?alouda au marché central, nous explique qu?il est contrôlé régulièrement par deux types d?inspecteurs : ceux du marché central et ceux du ministère de la Santé. ?Ils passent assez régulièrement, prennent des échantillons et vérifient mon matériel. Je dois utiliser des bacs en stainless steel et les produits hors du réfrigérateur doivent être recouverts.?
Chez Radha Veeraragoo, marchand de jus de citron au marché central, l?assurance nous est donnée que l?eau utilisée est bouillie. ?S?il n?y avait pas d?hygiène, les clients ne viendraient pas. Malgré le passage du cyclone, je continue à avoir mes clients habituels car ils savent qu?ils peuvent me faire confiance.?
Contrôlés ou pas, les clients sont toujours férus de ces jus, confits et ?alouda? typiquement de chez nous.
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