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Quand les légumes font grise mine

14 février 2007, 00:00

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Carottes anorexiques, pommes d?amour jaunies, brèdes flétries, piments ramollis... Ce sont là les empreintes des grosses pluies et de la chaleur. Navin Panjanadon, marchand de pommes d?amour au marché central de Port-Louis, veut mettre toutes les chances de son côté. C?est pour cela que ses pommes d?amour côtoient aussi des tomates en boîte. ?Tout le monde n?a pas les moyens de se payer des pommes d?amour fraîches.? Et pour cause, leur cote? d?amour risque de baisser avec leurs prix qui montent jusqu?à Rs 45, Rs 50, voire Rs 60 tandis qu?on en trouve en conserve à Rs 17. A la vente aux enchères, hier matin, une caisse de pommes d?amour accusait une hausse de Rs 100 par rapport à la veille, passant de Rs 1 700 à Rs 1 800. ?Le prix continuera à grimper car il y a une pénurie?, estime Navin. Quant aux cressons, ?ils ont été complètement noyés?, dit Jessen Laxmanbhai. Les ?trwa pou dis? sont devenus ?de pou kinz?. Fanées aussi les fines herbes telles que le thym, persil, cotomili, queue d?oignon qu?il faut vendre au plus vite. Car ?zot pa tini enn zourne ?, confie Mario. Au marché, Pratima Jeebun se contente d?une calebasse, d?un petit chou et de quelques feuilles de cotomili. ?Je n?achète que le minimum?, explique-t-elle. Mais les prix des pommes de terre et des oignons restent stables car ils sont importés. Cependant le look de ces derniers est à? pleurer. Quant aux concombres, pipengailles, calebasses et haricots, les avis des marchands divergent. Certains disent qu?ils poussent mieux, d?autres affirment qu?ils ont été très affectés. Mais ils sont unanimes à dire qu?il faudra attendre au moins un mois pour un retour à la normale.

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