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Quand Antoine Domaingue, cinéaste, raconte les ?ziles là haut?
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Quand Antoine Domaingue, cinéaste, raconte les ?ziles là haut?
Nombreux sont ceux se prétendant champions de la cause chagossienne et défenseurs attitrés des déracinés de Diego et d?ailleurs. Plus rares sont ceux, connaissant l?existence d?un documentaire du cinéaste Antoine Domaingue, film réalisé dans les années 1950, et s?efforçant de mettre ce document cinématographique inestimable à la disposition de ceux qui seraient heureux de pouvoir revivre à loisir l?atmosphère de nos îles lointaines des années 1950. Il est certain que ce document est aux Ziles là haut ce que le documentaire cinématographique de Pierre Edmond Pulvenis, Le miracle de la co-existence pacifique, est à l?île Maurice des années 1960. Il y a 25 ans, le Collège des Ondes a fait pour le documentaire d?Antoine Domaingue, ce que Tristan et Marie Noëlle Bréville ont récemment fait, avec l?aide généreuse de Roland Maurel, pour l??uvre de Pierre Edmond Pulvéris, à savoir des versions rénovées et adaptées aux nouveaux moyens de projection.
Il y a 25 ans, le Collège des Ondes, que dirigeait à l?époque un spécialiste de l?art cinématographique, Kenneth Noyau pour ne pas le nommer, décide de sortir des oubliettes le documentaire d?Antoine Domaingue. Par chance, le négatif du film a été précieusement conservé. Cela permet donc la reproduction du film, 25 ans après.
Antoine Domaingue, le beau-frère de Georges André Decotter, est un précurseur de l?audiovisuel à Maurice. Il est aussi connu sur le plan international. A plusieurs reprises, l?UNESCO lui a confié d?importantes missions culturelles aux quatre coins du monde.
Dans les années 1955, le gouverneur, Robert Scott, est un féru d?histoire et des dépendances insulaires de Maurice. Il est l?auteur du livre ?The Peaks of Limuria?. Antoine Domaingue a l?occasion de l?accompagner, lors d?une tournée gubernatoriale dans nos îles lointaines. Il se munit d?une bonne caméra et d?un stock adéquat de pellicules vierges. Pendant toute la durée du voyage, il grave sur elles des images insulaires des années 1955 : pêcheurs de Saint-Brandon, producteurs de coprah dans les ziles là haut, les rites du séchage du poisson salé, les piqueuses d?ourites rodriguaises, les décortiqueurs de noix de coco, bref tout un petit monde insulaire, mis en scène avec habileté et humour.
Le Collège des Ondes compte proposer la réédition du film d?Antoine Domaingue dans ses émissions éducatives à partir du 19 mars 1980. Parallèlement, il présentera aussi un film de David Bellamy, ?Extinction is forever?. Celui-ci fait partie de la série ?Botanical Man?, en dix épisodes. Les deux épisodes retenus concernent les documentaires de ce cinéaste, réalisés à Aldabra et à Maurice. Dans ce second reportage cinématographique, ce cinéaste parle successivement du dodo, d?arbres indigènes, d?espèces animales en danger d?extinction, comme le pigeon des Mares, la crécerelle, bref de toute la faune et flore nichant, entre autres, dans cette Vallée de Ferney que des vandales veulent éventrer à l?aide d?une autoroute aussi inutile qu?anti-écologique. Savent-ils seulement qu?extinction is forever ? Il est même prévu d?utiliser la formule des ?Dossiers de l?écran?, à savoir projection suivie d?un échange de réflexions assuré, non par des béni-oui-oui à capacité intellectuelle limitée, mais par des spécialistes de l?histoire des ziles là haut et de la préservation de nos dernières forêts indigènes.
Que ne donnerions-nous pour pouvoir voir ou revoir, aujourd?hui et autant de fois que nous le désirons, ce documentaire d?Antoine Domaingue ?
Il est aussi question, dans la presse du 10 février 1980, du Swastika de la rue Pasteur, Curepipe. Cette société religieuse voit le jour en avril 1975. Le gouvernement lui offre un terrain de 3,35 arpents pour y construire un lieu de culte. La construction démarre le 12 mars 1978. M. Vajpaye, alors ministre indien des Affaires étrangères, y pose, ce jour-là, la première pierre. Le coût est initialement estimé à Rs 1,4 million. La construction est confiée à la DWC. L?architecte est Mme Hiroko Ralhan, l?ingénieur Jocelyn Philippe et le surveillant des travaux Ramesh Beetul. La société compte 1 700 membres. Le droit d?entrée est de Rs 1 000. Elle compte aussi une aile jeune et une aile féministe. Dix murthis sont placés à l?intérieur du temple. La grande salle pourra être utilisée pour la célébration des mariages. Le Swastika publie un magazine trimestriel distribué aux membres. Il se veut la réponse aux fidèles curepipiens n?osant pas célébrer publiquement certaines fêtes religieuses.
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