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Promouvoir la coopération entre les îles
Ces journées initiées par la Technopole de la Réunion sont l’occasion pour les responsables de technopoles, business parks et incubateurs de la Réunion, de Maurice, de Madagascar, d’Afrique du Sud et d’Inde de se retrouver autour d’une thématique centrale : favoriser le développement technologique et l’innovation dans la zone océan Indien.
La Technopole de la Réunion propose d’encourager les synergies au niveau régional en instaurant un réseau technopoles, business parks et incubateurs de l’océan Indien (RTPI), “clone” régional de France Technopoles Entreprises Innovation.
Au cours de ces deux journées fondatrices, il s’agit pour les partenaires de : constituer une base de données des compétences de chaque territoire sur les plans technologiques, économiques et scientifiques ; élaborer une convention cadre de partenariat qui servira de base aux collaborations à venir, et mettre en place un comité technopolitain indianocéanique chargé d’animer le réseau.
En favorisant les coopérations régionales, le réseau des technopoles, business parks et incubateurs permettra de renforcer les pôles de compétences de la zone océan Indien, d’en accroître la cohérence et l’attractivité au niveau international, de développer l’emploi durable sur l’ensemble des territoires.
Pour les années à venir la Technopole de la Réunion a fixé des objectifs ambitieux pour la Réunion : l’extension territoriale du champ d’action de la Technopole de la Réunion et la promotion de la Réunion technologique à l’international.
La Technopole de la Réunion a pour mission de favoriser la croissance économique et l’emploi durable à la Réunion dans quatre pôles d’excellence : les NTIC, l’agroalimentaire, la santé et l’environnement. Consciente que l’île peut aussi se développer grâce aux compétences de ses voisins (et non uniquement avec le savoir-faire métropolitain ou européen), la Technopole de la Réunion a proposé à ses homologues de la zone de se retrouver pour débattre et construire lors des premières rencontres technopolitaines indianocéaniques autour du thème central.
<B>Parvenir à un développement durable et harmonieux</B>
À l’occasion des rencontres technopolitaines indianocéaniques, la Technopole de la Réunion invite les représentants des technopoles, business parks, incubateurs, universités et organismes de recherche de la Réunion, de Maurice, de Madagascar, d’Afrique du Sud et d’Inde. Elle a également convié les entreprises ainsi que des représentants politiques et les acteurs du développement économique de ces pays. De nombreuses personnes vont se retrouver pour présenter leurs spécialités, parler de leurs objectifs de développement et débattre autour des solutions proposées pour favoriser les synergies régionales autour des secteurs concernés : nouvelles technologies et audiovisuel, agroalimentaire, santé et biotechnologies, énergies, ingénierie financière, entre autres.
La Réunion doit s’appuyer sur ses propres ressources mais aussi sur des compétences extérieures pour parvenir à un développement durable et harmonieux. En complément de ses liens privilégiés avec la métropole et l’Europe, elle doit aussi prospecter dans son voisinage à la recherche des compétences complémentaires qui peuvent contribuer à son essor. Du fait de la proximité géographique et de la similitude de problématiques (insularité, sub-tropicalité, cultures communes), il est démontré que les atouts des uns peuvent répondre aux attentes des autres. Une plus-value réelle peut en résulter en complément des partenariats actuels avec l’Europe.
En ce sens, les premières rencontres technopolitaines indianocéaniques doivent favoriser les collaborations techniques et scientifiques, permettre l’émergence de pôles de compétences pointues directement en lien avec les problématiques de la zone, et contribuer à terme à la reconnaissance et à l’attractivité de ce pôle indianocéanique au niveau international.
Pour y parvenir, la Technopole de la Réunion propose la création d’un réseau des technopoles, business parks et incubateurs de la zone océan Indien. Au cours des premières rencontres technopolitaines indianocéaniques de juin 2005, les partenaires seront amenés à poser les bases de ce réseau et à définir les actions à mener pour développer les synergies au niveau régional. Les premiers travaux consistent à : constituer une base de données des compétences ; recenser les acteurs et répertorier leurs spécialités. Grâce à cet annuaire indianocéanique des compétences techniques et scientifiques, les acteurs concernés de la zone trouveront rapidement des partenaires pour mener leurs projets innovants. Ils pourront élaborer une convention cadre de partenariats. Contractée entre les technopoles, business parks et incubateurs, cette convention doit faciliter les partenariats entre les acteurs économiques et scientifiques de la zone. Cet encadrement juridique offre une meilleure lisibilité dans la perspective d’une reconnaissance internationale. Elle mettra également en place un comité technopolitain indianocéanique. Ce comité aura pour mission d’animer et de faire vivre le réseau. Il devra suivre et promouvoir les expertises sectorielles, s’assurer de leur mise à jour et activer des partenariats technologiques internationaux dans la zone.
Le réseau des technopoles, business parks et incubateurs vise à faire connaître et reconnaître la zone océan Indien comme un territoire créatif, actif et technologique. Rappelons que la Technopole de la Réunion est labellisée France Technopoles Entreprises Innovation (FTEI), et par conséquent membre de l’International Association of Science Parks (IASP).
SURVEILLANCE
<B>Un laboratoire pour contrer le bioterrorisme</B>
■ Un laboratoire, visant à faire face aux menaces du bioterrorisme a été inauguré mardi dernier au Centre hospitalier Félix Guyon à Bellepierre. Cet équipement de pointe, inscrit au dispositif nucléaire, radiologique, biologique et chimique, place désormais la Réunion comme l’une des zones de référence en matière de surveillance pour l’océan Indien.
Situé dans le laboratoire de biologie et placé sous la responsabilité du Dr Jaffar Bandjee, les missions de ce laboratoire P3 sont multiples : faire face aux menaces de bioterrorisme dans la mise en évidence des principaux agents de bioterrorisme (agents du charbon, de la variole, de la peste et de la tulérémie) ; faire face aux agents de maladies émergentes telles que la grippe aviaire, la dengue et les virus des fièvres hémorragiques ; et enfin, mettre aux normes le laboratoire de mycobactériologie. Récemment, le Pr Garin, du laboratoire des Armées de Grenoble, était à la Réunion pour former les personnels affectés à ce laboratoire. Un exercice de simulation biologique ou chimique sera bientôt organisé. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, le ministère de la Santé a établi le plan “Biotox-Piratox”. La surveillance des risques NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) est calquée sur la cartographie des zones de défense civile. Les zones centres référents (douze au total) forment un réseau de surveillance avec transfert de technologie, afin de standardiser les pratiques et les techniques. Pour la zone océan Indien (Mayotte-Réunion), le centre référent est donc le laboratoire de biologie du CHD Félix Guyon. Outre le fait d’exercer une veille scientifique pour les risques de bioterrorisme, les établissements de référence sont équipés : d’un laboratoire adapté pour faire face aux besoins d’analyse les plus pointues ; de tenues de protection biologiques et chimiques pour les professionnels ; des tentes de contamination pour l’accueil des patients ; et d’un stock régional d’antidotes.
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