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Procès Laclé : les précédentes allégations de Dursoniah à la loupe
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Procès Laclé : les précédentes allégations de Dursoniah à la loupe
Quatre témoins ont été entendus hier dans le cadre du procès intenté par Jacqueline Dursoniah à l?ex-conseiller Mathieu Laclé pour viol. Ils ont été assignés par la défense, qui s?est engagée à mettre à l?épreuve la crédibilité de la plaignante en passant par les précédentes déclarations faites par elle, à la police, contre d?autres individus. Des affaires qui ont été rayées en cour par la suite.
Le délit reproché à Mathieu Laclé remonte au 13 avril 2006. Jacqueline Dursoniah, une liaison officer, maintient avoir été violée par l?ex-conseiller à Pailles. Elle allègue qu?il l?aurait rejointe en taxi ce jour-là et qu?elle croyait qu?il voulait discuter d?une aide financière pour une activité organisée pour les enfants de la région. Mais il l?aurait violée. Le prévenu, lui, affirme qu?elle était consentante et parle de liaison extra-conjugale avec elle. Il plaide non coupable. Il est défendu par Me Joy Beeharry.
Les quatre personnes appelées à témoigner hier sont Hema Lofur, clerc du tribunal de troisième instance de Port-Louis, Gautam Mogun, voisin de Jacqueline Dursoniah, Hurdowansingh Dharamsingh, un chauffeur de taxi, et Raffick Karamtally, l?ancien directeur de l?école primaire Xavier Barbe, où travaille Jacqueline Dursoniah.
Hema Lofur a déposé en cour deux dossiers ayant trait à deux charges provisoires logées contre deux individus. Le premier, un nommé J.C.B, faisait l?objet d?une accusation de sodomie. Et le second, un nommé L. R, répondait lui d?une charge de ?criminal intimidation?. Dans ces deux cas, a indiqué le témoin, Jacqueline Dursoniah était la plaignante. Elle devait ajouter que ces deux charges ont été rayées le 29 septembre1999 et le 6 novembre 2006 respectivement. Elle dit toutefois ignorer pourquoi.
Accusé de s?être exhibé
Le voisin de Jacqueline Dursoniah a, lui, déclaré que cette dernière l?avait accusé de s?être exhibé. Et à la suite d?une déclaration à la police, il a été poursuivi devant le tribunal de troisième instance de Port-Louis. Mais, précise-t-il, le 19 décembre 2006, il a été disculpé par cette instance judiciaire.
Le témoin Hurdowarsingh Dharamsingh a, pour sa part, relaté que le 13 avril 2006, Mathieu Laclé l?a contacté pour lui demander de le déposer à Pailles. A 13 h 05, dit-il, il s?est présenté devant les locaux de LIC, où se trouve le ministère de la Pêche. En prenant place dans son taxi, Mathieu Laclé lui aurait demandé de le déposer devant l?école primaire Xavier Barbe et de venir l?y récupérer à 15 heures.
A 14 h 50, il dit être retourné, comme convenu, récupérer Mathieu Laclé. Ce dernier lui aurait demandé de patienter un instant. Une femme aurait ensuite pris place sur le siège arrière. Il affirme l?avoir déposée devant le collège Royal de Port-Louis. Le témoin a identifié la passagère comme étant Jacqueline Dursoniah, présente en cour pour assister à l?audience. Il a expliqué que, durant le trajet, Mathieu Laclé conversait avec elle et qu?ils semblaient entretenir de bonnes relations. Le témoin a ensuite été contre-interrogé par Me Rashid Ahmine, Principal State Law Officer.
Q : Depuis quand faites-vous des courses pour M. Laclé ?
R : Environ cinq ans
Q : Vous souvenez-vous des courses que vous avez faites deux semaines de cela ?
R : J?ai oublié
Q: Expliquez-nous comment vous faites pour vous souvenir de la course faite pour Mathieu Laclé en avril 2006 alors que vous ne vous rappelez même pas de celle que vous aviez faite il y a deux semaines ?
R : ?CID ti demann moi, ler la mo lespri in travay.?
Q : Le 26 avril 2006, vous aviez fait une déposition à la police, soit deux semaines après le délit allégué, et vous aviez dit que vous n?êtes pas en mesure d?identifier la passagère qui accompagnait Mathieu Laclé ce jour-là. Or vous l?avez identifiée en cour aujourd?hui. Expliquez-vous ?
R : Je suis venu en cour en cinq ou six occasions et j?ai demandé où était la femme (la victime présumée) et on me l?a montrée. C?est de cette façon que j?ai pu l?identifier.
Raffick Karamtally, inspecteur au ministère de l?Education et ancien maître d?école de Xavier Barbe, a ensuite déposé. Il a expliqué que l?an dernier, à l?occasion de la fête de Pâques, il devait aller rencontrer Mathieu Laclé en compagnie de Jacqueline Dursoniah pour le projet de bibliothèque envisagé par cette école de la Zone d?éducation prioritaire. Il était question, dit-il, qu?un abri de l?école soit converti pour cela. Mais il leur fallait un soutien pour mettre en place les infrastructures.
Financement
Bien que le ministère de l?Education eût donné son aval pour le projet, il aurait, selon le témoin, exigé de l?école qu?elle trouve ses propres moyens de financement pour le projet. L?école, a-t-il expliqué, était dotée d?une bibliothèque mais celle-ci faisait aussi office de salle d?informatique, d?où la nécessité d?avoir un bâtiment séparé.
Cette école explique, en outre, Raffick Karamtally, était sponsorisée par des compagnies privées. Et c?était Jacqueline Dursoniah qui s?occupait de trouver les fonds pour les projets car elle avait une ?ouverture? avec ces compagnies. Me Ahmine a demandé au témoin de produire des documents en relation avec le projet de bibliothèque.
Le procès a été ajourné au 2 février. Me Rashid Ahmine, qui assure la poursuite, est assisté de Me Odile Ombrasine et de l?inspecteur Ramen.
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