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Préservatif : attention à la qualité

13 octobre 2004, 20:00

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L’Organisation internationale des consommateurs (CI) remet en cause l’efficacité des préservatifs en plastique dans la protection contre le virus du sida et les maladies sexuellement transmissibles. Selon la CI, les fabricants de préservatifs en plastique feraient pression au sein de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) pour faire adopter, pour leurs produits, des normes plus souples que celles applicables aux préservatifs en latex.

Les préservatifs en plastiques ont initialement été développés à l’intention des personnes allergiques au latex et ne pouvant utiliser les préservatifs traditionnels. Toutefois, ils occupent qu’une infime partie du marché. Cependant, pour l’Organisation internationale des consommateurs, qui milite en faveur d’un durcissement des normes internationales et européennes, ces préservatifs devraient se conformer aux mêmes normes que ceux en latex.

Pour la CI, le préservatif est passé, du stade de contraceptif à celui de mécanisme de préservation de la vie. Il reste la seule protection efficace contre le sida et les maladies sexuellement transmissibles. À l’heure actuelle, il n’existe aucun remède pour empêcher la transmission du virus.

L’un des grands défis actuel est la production de préservatifs de haute qualité à un prix accessible aux personnes à risques.

C’est pour cette raison que la CI milite en faveur de l’amélioration de la qualité de ces produits au sein de l’Organisation internationale de normalisation. Le comité concerné s’active à réviser la norme internationale ISO 4074 et la norme européenne EN 600-1996.

À Maurice, le marché du préservatif n’est pas réglementé encore. Une tournée dans les supermarchés et les pharmacies a confirmé la présence sur les rayons de préservatifs ne répondant à aucune norme. Importés particulièrement de l’Inde et vendus à des prix compétitifs, ces préservatifs comportent des risques considérables à leurs utilisateurs.

<B>Un marché peu fiable</B>

Le marché du préservatif est partagé par deux principales marques. Durex, qui est importé du Sud Afrique, est conforme à la norme européenne EN 600 et porte la marque BS, pour British Standards.

De plus, il est conforme aux normes de la South African Bureau of Standards (SABS 1286). Il est fabriqué à partir du latex hypo-allergénique et lubrifié à l’aide d’un lubrifiant spermicide.

L’autre marque Preventor, importé de la Belgique, est conforme aux normes EN 600- 1996 et porte la marque CE 0120, signifiant qu’il dispose d’une autorisation de mise en vente en Europe.

Outre ces deux marques, les autres préservatifs importés de la Malaisie ou de l’Inde méritent que l’on s’attarde sur leurs emballages avant de se hasarder à les acheter.

Il convient de souligner que les préservatifs de la marque Kama-Sutra, importés de l’Inde, et vendus à Rs 18 le paquet de trois ne comportent aucune marque et ne serait donc pas conforme à une norme quelconque. À éviter.

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