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Pour une inspection de l’organisation des Jeux

18 juin 2007, 20:00

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À partir d’aujourd’hui, et ce durant deux jours, le Comité international des Jeux (CIJ) aura une session de travail à Tana. Il effectuera un constat des lieux dans le cadre de la tenue des 7es Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) du 9 au 19 août.

Des délégués de Maurice, de la Réunion et des Seychelles se rencontreront donc dans la capitale malgache pour passer en revue la situation, à moins de deux mois des Jeux. “Le CIJ devait constater de visu à la fin du mois l’avancée des travaux sur les sites”, affirme Vivian Gungaram.

Présent déjà à la réunion du CIJ en avril dernier, ce dernier sera accompagné par Alain St-Louis et Ram Lollchand, le nouveau responsable du dossier des Jeux au ministère des Sports, depuis que Novin Gaya a été dessaisi de cette responsabilité. Ram Lollchand a déjà mis le cap sur Tana hier, alors que Vivian Gungaram et Alain St-Louis s’envolent ce matin.

La délégation du CIJ sera dirigée par son président, le Seychellois Antonio Gopal, et verra la participation du président du Comité régional olympique sportif (CROS) de la Réunion, Jean-François Beaulieu. Les sites, les accréditations et l’hébergement sont les items qui recevront une attention particulière. Le CIJ prévoit d’ailleurs une visite du Village des Jeux et de la piscine d’Ampefiloha.

“Nous serons à Tana pour une réunion technique. Certains points demandent des clarifications car ils sont restés en suspens lors de la dernière rencontre. Nous visiterons les sites qui étaient loin d’être complétés, finaliseront des détails importants, à l’instar de l’hébergement et tout ce qui touche à l’accréditation”, explique Vivian Gungaram.

Autre élément revenu sur le tapis : la menace de boycott des Comores qui refusent la participation de Mayotte à ces 7es Jeux. Le nouveau gouvernement élu de l’archipel s’oppose à la venue mahoraise, alors que ce sujet n’était pas d’actualité et encore moins un problème depuis que les Comores ont signé un protocole d’accord en 2005 lors d’une rencontre ministérielle pour permettre à Mayotte de participer aux Jeux de la CJSOI. “Ce n’est pas du ressort du CIJ. Certes, ce problème avec les Comores et Mayotte viendra sur le tapis lors de cette réunion du CIJ, mais cela reste un problème d’État. Le CIJ n’est pas en mesure de régler ce point. Cela devra se faire au niveau diplomatique”, précise Vivian Gungaram.

C’est un souci majeur qui vient s’ajouter à ces Jeux car Mayotte est déterminée à être présente à Tana en août. La menace comorienne risque de déclencher un nouvel imbroglio, comme lors des Jeux tenus à Maurice en 2003, lorsqu’une formule avait été trouvée pour associer les Mahorais aux Réunionnais sous l’appellation France Océan Indien.

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