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?On peut servir le badminton sans être membre de la fédération?
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?On peut servir le badminton sans être membre de la fédération?
■ Se faire inviter par la FIB pour passer ses examens de juge-arbitre lors d?un tournoi quatre étoiles (USD 120 000). C?est un privilège?
? Je le prends surtout comme une récompense pour ma dévotion pour le badminton local et international. J?ai été président du comité ad hoc mis sur pied par la FIB et arbitre accrédité de la FAB. J?ai servi comme deputy referee au niveau régional, continental et international, en plusieurs occasions. Mais c?est en 2004 que ma carrière d?officiel a vraiment pris son envol. J?ai officié à la finale de la Thomas & Uber Cup, durant cette même année, en Indonésie, et l?année suivante, au Championnat du monde qui s?était tenu à Beijing. En tant que président du comité ad hoc, j?ai également eu l?occasion d?assister à l?assemblée générale de la FIB l?année dernière. Étant légiste, j?ai eu le privilège d?intervenir sur certains points légaux. J?ai aussi proposé mon aide à la FIB sur l?aspect légal. Je tiens à préciser que j?ai toujours fait le déplacement à mes propres frais. Je pense que la FIB apprécie aussi ce genre d?effort.
■ Quel est le rôle du referee ?
? Le juge-arbitre est responsable d?un tournoi national, international voire les Championnats du monde et les Jeux olympiques. Il doit être sur le site bien avant le début de la compétition. Il doit s?occuper de l?aspect organisationnel, des médias dont la télévision, du dopage, des pays participants et des règlements régissant le tournoi. Bref, tout est soumis à son contrôle et ses prérogatives. Il est aussi responsable du team managers meeting et travaille en étroite collaboration avec les arbitres et les juges de ligne.
■ Si vous êtes reçu, comment cela pourrait être bénéfique pour le badminton mauricien voire africain ?
? Je pense que le continent africain aura tout à gagner. Je me porterai volontaire pour organiser des séminaires pour les officiels dont les arbitres.
■ On évoque, ces derniers jours, la possibilité que Maurice se porte candidate pour l?organisation des Championnats du monde juniors. Pensez-vous que nous avons les compétences pour le faire ?
? Ce sera la meilleure chose qui pourrait arriver au badminton mauricien. L?Afrique a du potentiel tant sur le plan organisationnel que technique pour réussir sur la carte mondiale. On pourra aussi compter sur le soutien de la fédération internationale qui milite pour que le badminton soit le numéro un des sports de raquette en 2013.
■ Vous dites, plus haut, avoir proposé votre aide à la FIB. Faites-vous partie d?un quelconque comité de cette instance ?
? On m?a effectivement approché pour être membre du comité légal. Mais ce n?est qu?une fois sur place, en Malaisie, que je serai fixé sur la question.
■ Vous avez été président du comité ad hoc d?août 2004 à juin 2005, quel héritage avez-vous légué au comité actuel ?
? Pour laisser un héritage il faut savoir ce que nous, nous avions hérité. On avait eu une fédération où rien n?allait plus. La législation était dépassée. Nous n?avions plus le moindre sous dans la caisse. Mais nous avons réussi, en moins d?un an, à revoir de fond en comble les rules and regulations de la fédération et nous avons réglé toutes les dettes de l?AMB. Grâce à notre travail, la FAB a débloqué les grants qui étaient destinées à la fédération. Nous avons organisé plusieurs compétitions dont le Friend & Friendly qui était échelonné sur trois mois et qui a connu un grand succès auprès du public. Le plus important, nous avons réussi à regagner la confiance des sponsors grâce au sérieux de toute l?équipe qui était aussi composée de Feerdaus Bundhun, Gilles Allet, Abeenesh Dussain et Seeven Gooriah.
C?est, donc, un gros héritage que nous avons légué à l?actuel comité directeur. Cependant, je trouve dommage qu?un an après son élection, ce comité cherche encore à se connaître. Pour moi, il est encore en rodage.
■ Vous êtes assez sévère envers le comité?
? Les dirigeants ont encore quatre années avant l?expiration de leur mandat. Je pense qu?une année est suffisante pour se retrouver. J?ai entendu parler de projets ambitieux, j?espère qu?ils les mettront à exécution. Toutefois, sans le soutien du MJS, ils ne pourront pas le faire. Je pense que le ministère devrait retourner les recettes provenant de la location des courts du centre de badminton à la fédération.
■ Votre proposition est intéressante mais elle comporte quand même des risques, car l?argent pourrait ne pas être utilisé à bon escient?
? Il y a effectivement des risques. L?argent devrait rester sous le contrôle du MSC. Mais, il pourrait être retourné à la fédération sous d?autres formes, notamment à travers le financement des projets de développement élaborés par l?AMB.
■ Selon vous, pourquoi nos dirigeants peinent-ils à redonner au badminton ses lettres de noblesse ?
? Il ne faut pas se limiter au niveau national. Il faut aller dans les quatre coins de l?île. Il faut aller dans les écoles. Nous devons suivre la philosophie de la FIB qui s?est donné jusqu?à 2013 pour faire du badminton le numéro un des sports de raquettes. Je pense qu?avec l?aide du MJS, il est possible d?attirer les jeunes vers cette discipline. D?autant plus que nous avons les infrastructures nécessaires, notamment les State Secondary Schools, un peu partout à travers l?île.
■ Quelles sont vos réactions sur les conflits joueurs-entraîneur-fédération qui ont défrayé la chronique cette saison ?
<I>?Nous devons suivre la philosophie de la FIB qui s?est donné jusqu?à 2013 pour faire du badminton le numéro un des sports de raquettes.?</I>
? Il n?y a pas de fumée sans feu. Pour qu?il y ait des revendications, il doit y avoir problèmes. Chacun a sa part de responsabilité, et les joueurs et l?entraîneur et la fédération. Existe-t-il une ligne de communication entre les joueurs et la fédération ? Visiblement non. Plus on laissera stagner la situation plus les dégâts seront conséquents. Je pense qu?il devrait y avoir un représentant des joueurs au sein du comité de gestion. L?entraîneur devrait également pouvoir assister aux comités sans droit de vote bien sûr. C?est ce qui figure dans la nouvelle législation que nous avons rédigée et qui a déjà été approuvée par l?assemblée.
■ En tant que légiste, quelle est votre opinion sur l?affaire Shama Aboobakar ?
? C?était à la veille du départ de la délégation pour les Jeux du Commonwealth. Je pense que la fédération est allée vite en besogne en la faisant remplacer par une autre. Si la fédération estimait qu?elle avait fauté, elle aurait dû la convoquer devant un comité disciplinaire avant de la révoquer et la faire remplacer. Je pense que l?AMB a eu tort.
■ <B> N?êtes-vous pas membre du comité disciplinaire de l?AMB ?</B>
? On m?avait approché pour faire partie de ce comité mais on ne m?a jamais nommé. Mais si l?affaire se présentait, je me serais récusé car dans la liste des charges retenues contre la joueuse figurait une décision qui avait été prise sous ma présidence. Donc, pour éviter d?être juge et partie je me serais récusé.
■ Il semblerait que vous ne soyez pas dans les bons papiers de certains membres de l?AMB?
? Je n?ai jamais voulu être dans les bons papiers non plus. (rires) Je suis là pour servir le badminton. Je ne comprends pas ce que me reprochent certaines personnes.
■ Avez-vous l?intention de revenir un jour en tant que membre de la fédération ?
? On peut bien servir le badminton sans être membre de la fédération. D?ailleurs, c?est ce que je suis en train de faire. Je connais beaucoup de personnes qui sont dans la même situation que moi.
■ Dernière question. Où s?arrêtera votre ambition pour le badminton ?
?J?aime voyager, à mes propres frais bien sûr, rencontrer des gens et j?aime surtout le badminton. Je voudrais bien officier à un championnat du monde voire les Jeux olympiques. J?en ai les qualités et les facultés pour réussir.
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