Publicité
Personne n’y croyait !
Du bleu, rien que du bleu. Le décor est planté avec la superbe affiche Italie-France qui concluera la 18e Coupe du monde, dimanche. Ah, c’est sûr que cette finale fait beaucoup de malheureux. Surtout à Maurice, où les fans anglais et brésiliens (favoris des bookies) sont atterrés. Mais à quoi bon se plaindre ? Les meilleurs sont là, point à la ligne.
Comme la Grèce à l’Euro 2004, l’Italie et la France ont surpris leur monde sans avoir impressionné lors du premier tour (contrairement à l’Argentine et l’Allemagne), étant forcées d’attendre leur dernier match de poule pour s’en tirer.
Mais les comparaisons avec l’équipe de Zagorakis s’arrêtent là, car l’Italie et la France ne sont pas arrivées là par hasard. On ne peut surtout pas parler de surprise aujourd’hui.
Contrairement à la Grèce, l’Italie et la France ne se contentent pas d’être des équipes de contre qui attendent que ça se passe. Leur sens tactique et leur défense en béton les ont portées jusque-là. Le grand talent de leurs joueurs a fait le reste.
Si la Squadra Azzurra a souffert contre les Etats-Unis (à 10 contre 9) et a battu l’Australie sur un penalty trop généreux à la 94e minute, son parcours mérite le plus grand respect. Un seul but encaissé, aucune défaite à ce jour et une victoire héroïque contre le pays organisateur. C’est un parcours idéal.
Ceux qui connaissent un peu le football et qui avaient suivi l’Italie lors des éliminatoires du Mondial savaient qu’elle possédait une équipe homogène animée d’une grande force collective. Une petite minorité qui ne porte pas l’Italie dans son coeur doit se rendre à l’évidence que cette équipe est belle et ne s’est jamais fiée au catenaccio ni aux plongeons dans la surface (contrairement à Italia 1990 ou USA 1994 !) pour avancer dans ce Mondial.
La France a raison de se méfier de son double, en version italienne, à deux jours du choc de Berlin. Physiquement, les Italiens sont plus affûtés, ça s’est largement vu en demi-finale. Bleus et Azzurri ont désormais deux jours pour peaufiner les derniers réglages et récupérer.
La France possède une défense extraordinaire où trône un Thuram indestructible, aussi sûr qu’un Laurent Blanc en 1998, l’Italie sait qu’elle aura du mal à perforer ce bloc et à résister au milieu de terrain très athlétique des tricolores. La France n’a commis que 11 fautes mercredi en demi-finale face au Portugal, ce qui est infiniment peu à ce niveau alors qu’elle était nettement dominée.
C’est dire l’énorme bataille tactique qui se profile dimanche entre deux équipes jamais épargnées par les critiques depuis le début mais dont l’esprit d’équipe et la rage de vaincre se sont forgés dans la douleur des premiers matches du Mondial. Il n’est pas impossible que les deux formations se libèrent et offrent du spectacle après avoir tant misé sur leurs défenses…
Publicité
Publicité
Les plus récents