Publicité
Patrick Sébastien
Animateur, comique et vedette : Patrick Sébastien est une figure incontournable de showbiz français. Une figure populaire dans le vrai sens du terme. La chaîne France 2 a concocté une belle fête pour célébrer les 30 ans de scène du saltimbanque préféré des Français. Patrick Sébastien n’a pas choisi une compilation de ses meilleurs sketchs ou imitations. Il a préféré inviter sur la scène, tous ceux qui ont compté, ceux qui l’ont lancé, ceux avec qui il a débuté, mais aussi les jeunes talents à qui il a donné leur chance. Shirley et Dino, Pierre Bachelet, Dany Boon, Nicolas Canteloup, Chico et les Gypsies, Annie Cordy, Albert Dupontel, Michel Jonasz, Philippe Lavil, Gérard Lenorman, Dave et Marie Myriam sont de la fête.
Olivier Villa, un des invités, tient une place particulière dans le coeur de Patrick Sébastien. Il s’agit de son propre fils, auteur compositeur interprète. « Ça fait quatre ans qu’il rame tout seul. En participant, il me fait un vrai cadeau, car il met un point d’honneur à refuser toute aide de ma part, à apprendre son métier, de petite scène en petite scène ! »
Patrick Sébastien a toujours comme objectif d’offrir du vrai spectacle à ses téléspectateurs sans jamais renier son statut de saltimbanque.
Aux journalistes du site toutelatele.com, il déclare : “Si, demain, on me demande de faire de la télé-réalité pour maintenir ma boîte de production, eh bien, je ferme tout. La télévision m’intéresse lorsqu’elle est artistique” et rajoute : “A l’entrée de mon plateau de télévision, j’ai d’ailleurs accroché une phrase qui résume bien tout ce que je pense : les stars sont interdites, seuls les artistes sont autorisés...”
De son vrai nom Patrick Boutot, Patrick Sébastien a vu le jour en 1953 dans le Sud de la France. Dès son plus jeune âge, il est passionné de rugby à tel point qu’il envisage une carrière de professionnel. Mais, se découvrant des dons d’imitateur, il décide de se consacrer à une carrière d’humoriste. Il monte alors sur Paris.
Ses débuts, il les connaît au cabaret mais c’est à la télévision qu’il acquiert une popularité non négligeable. Il crée Carnaval, concept original d’émission de variétés où tous les membres du public sont déguisés par les soins de la production. L’audience est au beau fixe, il poursuit donc avec Sébastien c’est fou.
Parmi ses plus célèbres imitations on pourra certainement citer les incontournables : Bourvil, Louis de Funès, Fernandel, Garcimore, Jean Gabin, Chirac, Magdane, Jonasz, Sardou, Adamo, Brassens, Cabrel, Halliday, Le Pen, Depardieu, Boujenah, Palmade, Coluche, Bigard, Timsit, Devos, Laspales, Bedos, Brel...
Il déclare au sujet de ses imitations : «L’imitation, c’est ma psychanalyse à moi. C’est thérapeutique. Si on va chercher du côté de chez Freud le pourquoi de cette originalité, il y a certainement le fait que je n’ai pas été reconnu par mon père. Peut-être que je me cache dans l’espoir qu’il me reconnaîtra… Imiter quelqu’un, pour moi, ce n’est pas le caricaturer, c’est me servir de son image pour faire passer ce que j’ai envie de dire. »
Il renforce sa popularité sur le petit écran avec Le plus grand cabaret du monde. L’idée est toute simple : offrir aux téléspectateurs des numéros visuels qui puissent étonner et émouvoir petits et grands. Acrobates, équilibristes, jongleurs, magiciens ou autres cracheurs de feu se retrouvent les caméras de télévision. C’est un succès sur toute la ligne. A tel point que les chaînes concurrentes doivent changer de stratégie pour rivaliser avec Le plus grand cabaret du monde.
Ses multiples apparitions lui permettront de faire découvrir ses nouveaux sketches, imitations et de lancer de temps à autre des chansons qui lui valent parfois un franc succès : La fiesta, Le gambadou, P’tit bout de frimousse ...
Malgré les succès d’audience répétés de son Grand Cabaret, l’hostilité d’une minorité de critiques n’a pas cessé. Un dédain qui l’affecte surtout pour les artistes invités. L’animateur s’insurge dans les colonnes du magazine français Pèlerin : «Qu’on ne m’aime pas, c’est une chose que je peux comprendre. En revanche, ne pas reconnaître la beauté des numéros présentés, leur qualité, ça me dépasse ! Etre populaire serait-il méprisable ? »
Publicité
Publicité
Les plus récents