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Pas de pénurie de ciment ni de fer
L?insistance de l?opposition quant à une éventuelle pénurie de ciment a buté contre les chiffres de Rajesh Jeetah, ministre du Commerce et de l?Industrie. Il en a été de même pour les barres de fer. C?était lors de la Private Notice Question (PNQ) du leader de l?opposition, Nando Bodha, hier, à l?Assemblée nationale.
Le stock de ciment est de35 500 tonnes et la consommation quotidienne de 2 400 tonnes. La fourniture est donc assurée jusqu?à mi-février. Le ministre se lance dans de longues explications mais le Speaker lui dit : «Il (NdlR: Mahen Jhugroo) veut savoir s?il y aura pénurie ou pas !»
Nando Bodha estime, lui, que le stock sera épuisé vers le10 février. Rajesh Jeetah donne l?assurance qu?il n?en sera rien en raison des commandes passées et des cargaisons attendues à intervalles réguliers en février et en mars.
Le ministre déclare qu?il a rencontré les deux opérateurs Lafarge et Holcim hier et leur a demandé de prévoir la logistique pour que les cargaisons soient sur le marché au plus vite.
Il en sera de même pour les barres de fer, matériau pour lequel les stocks et la production mettront le marché à l?abri du besoin.
Le ministre du Commerce reste cependant prudent sur les prix. Interrogé sur une hausse éventuelle, il rappelle qu?en novembre, les prix ont augmenté de 20 % alors que les opérateurs avaient réclamé 37 %. Le contentieux entre le ministère et eux n?est pas réglé. Le Management Audit Bureau enquête et il ne peut, avant ses conclusions, prévoir s?il y aura une hausse.
Pour le ciment, Rajesh Jeetah précise que les prix sont normalement revus chaque année, à la suite d?un appel d?offres de la State Trading Corporation. Cela a été fait pour 2007 et le taux de change a été pris en compte pour déterminer le nouveau prix. La marge des opérateurs n?a pas été revue, en raison du changement survenu en juillet.
Nando Bodha demande si les barres de fer ont quitté le port sans avoir subi des tests. Le mi-nistre se dit surpris et lui demande de revoir ses informations. Nando Bodha ne lâche pas prise, demande avec insistance si la compagnie Murray Roberts n?a pas eu un traitement spécial. Il dit même connaître un cas à Triolet où des barres de fer ont été vendues sans certification de qualité.
Rajesh Jeetah lâche : «It could have been», mais se reprend vite, disant que toute barre de fer doit être stockée dans une zone sécurisée avant d?être mise sur le marché. Il maintient que le changement de critères au Mauritius Standards Bureau ne peut se faire sans l?aval du cabinet.
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