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?Pas de compétition avant douze ans?

27 août 2006, 00:00

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Sa venue à Maurice, la semaine dernière, a ouvert de nouveaux horizons. Nathalie Erudel, détentrice d?un brevet d?État spécialisation moto, était présente dans le cadre du premier Elf International Minibike Challenge. Cette manifestation s?est déroulée au Centre commercial à Phoenix et concernait les enfants âgés entre 5 et 12 ans.

La philosophie à l?île soeur, n?est pas celle de la compétition, mais, plutôt, du plaisir. « Il n?y a pas de compétition entre eux avant douze ans. Nous ne voulons pas installer de hiérarchie entre eux », lance-t-elle d?emblée. « À la place, nous leur donnons des titres, comme le pilote le plus malchanceux, le plus courageux, entre autres », renchérit-elle.

À l?heure des balbutiements de l?école de pilotage du motocyclisme à Maurice, cette approche a été prise avec beaucoup de considération. Épouser cette philosophie semble être la meilleure chose pour les aspirants pilotes à Maurice, déjà que les enfants sont plongés dans le système de compétition pour leurs études.

Nathalie Erudel, 33 ans et ancienne pilote, explique pourquoi il ne doit pas y avoir de compétition : « Les enfants ne sont pas assez mûrs pour gérer ce stress. Ils sont encore trop fragiles. Ils roulent pour avant tout se faire plaisir. On met l'accent sur l'amusement et des valeurs comme le partage. Ils auront largement le temps pour la compétition entre eux après. » Elle fait ressortir que ce sont les règlements de la Fédération française de motocyclisme, les mêmes qu?à la Ligue réunionnaise de moto.

Celle qui fait ce métier depuis plus de huit ans ajoute, également, que beaucoup d?accent est mis sur la sécurité.

« Nous prenons des mesures très draconiennes en ce qui concerne la sécurité », précise-t-elle. Elle reçoit les enfants au circuit de la Jamaïque à St-Denis pour des sessions de deux heures. « On leur apprend des mouvements par le biais du jeu. Les résultats sont plus visibles », lance-t-elle.

Les sessions sont gratuites pour les enfants parce qu?ils passent par la mairie. « Cela permet de vulgariser la discipline. Plus d'enfants ont effectivement l'occasion de pratiquer la moto », note-t-elle. Ce faisant, toujours selon notre interlocutrice, ces sessions permettent aux enfants d?adopter une attitude positive sur la route. « En sus d?être en exposition avec la sécurité routière, ils sont moins fougueux sur la route. Ils savent qu?ils ont un lieu protégé pour le « défoulage » qui les attend », conclut la Réunionnaise.

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