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Où est passée la magie ?
Un temps pourri et une ambiance tout aussi fade, voilà le cruel destin des Championnats nationaux Vital version 2006. Le constat est triste en cette année des Championnats d?Afrique d?athlétisme (9-13 août), qui aurait dû être une source d?inspiration pour l?athlétisme mauricien en marge de ce grand rendez-vous africain. La cuvée 2006, il faut l?avouer, est loin de susciter de terribles émois? Cette pauvreté au niveau du nombre d?athlètes et de niveau de la performance, résulte en un constat d?échec. C?est vrai, l?athlétisme mauricien part en vrille? Trop longtemps à s?endormir sur les exploits des Buckland, Milazar et autres Chimier, l?athlétisme mauricien est aujourd?hui dans un état quasi végétatif? Ces Championnats nationaux en sont la preuve !
Mais l?absence de certains de nos meilleurs athlètes, préparation à l?étranger oblige, ne devrait aucunement être une excuse pour justifier la sécheresse en matière d?athlètes et de performance à ces Championnats. Même si Stéphan Buckland, Eric Milazar, Jonathan Chimier Arnaud Casquette, Fernando Augustin, Antonio Vieillesse, Ahmed Bongo, Menon Ramsamy, Dharamjai Jeetun, Francis Manon, Yolène Raffin, Darelle Calice, Arnaud Wo Kai Song ou encore Jérôme Caprice ne sont pas là, cela ne devrait pas être la cause d?un championnat pauvre en compétitions, en performances et surtout en participants.
Maman et toujours championne
C?était franchement pathétique de voir des finales avec seulement quatre athlètes voire même deux, et de surcroît sans même un senior?
Malheureusement, les Championnats nationaux toutes catégories ne sont plus qu?un remake des Championnats minimes, cadets ou encore juniors. Exception faite de quelques sprinteurs, à l?image de Fabrice Coiffic, élu meilleur athlète des Championnats, de Henrico Louis, Ommanandsingh Kowlessur, Lensley Juhel, Jean-François Degrâce, Christophe du Mée et autres Annabelle Lascar, Natacha Monique, la junior Mary Jane Vincent, meilleure athlète des Championnats? Si ces derniers reflètent un groupe de résistants, qui permet à l?athlétisme mauricien de vivre en sursis, le jour où ils s?en iront, il n?y aura hélas plus d?athlétisme à Maurice.
Mais heureusement que certains téméraires de l?ancienne génération, motivés par la passion de la discipline, donnent une autre dimension à ces Championnats nationaux toutes catégories. Ce sourire de Bernadette Ravina dans ce nuageux samedi, est venu donner un peu de chaleur à cette compétition? Après deux longues années passées loin des stades, cette mère de trois enfants ? Maeva (7 ans), Aninya (3 ans) et le petit Dwayne, qui n?a que dix mois ? n?a pu s?empêcher de retrouver la compétition. Malgré un retour tout récent, Bernadette Ravina impressionne par ses performances : 12,14 mètres au lancer du poids et 43,90 mètres au javelot.
?Je n?en pouvais plus de rester loin de l?athlétisme. Et me revoilà !?, lâche Bernadette Ravina avec son grand sourire naturel qui en dit long? ?Maintenant, j?espère être prête pour les Championnats d?Afrique. Je pense que je le serais?, ajoute celle qui en a connu des podiums africains. Et peut-être bien qu?un autre l?attend au bout du chemin en août? C?est ce genre de magie qui manque à l?athlétisme mauricien.
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