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?Nous voulons répondre à l?attente des Rodriguais?
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?Nous voulons répondre à l?attente des Rodriguais?
● A peine nommé au poste de directeur général, accompagné d?Indira Manrakhan et de Hamid Imrith, vos deux assesseurs et Gérard Bussier, le directeur de la Division de Prévention, éducation et anti-corruption, vous vous êtes rendu la semaine dernière à Rodrigues pour des sessions de travail avec les fonctionnaires de l?Administration publique, les Organisations Non-Gouvernementales (ONG), pouvez-vous nous dire dans quel but ?
Cette visite a été une première prise de contact avec les fonctionnaires de l?administration rodriguaise et avec les représentants des Forces-vives de l?île. Nous avons eu deux réunions au cours desquelles nous avons expliqué le mandat de l?ICAC et les initiatives qui doivent être prises pour la bonne gouvernance.
A travers ces deux réunions, nous avons également pu mettre au point un calendrier de travail pour les mois à venir. Ces rencontres ont été très fructueuses et nous ont permis de mieux comprendre l?attente des Rodriguais.
● Il a été aussi question que l?ICAC ouvre un bureau à Rodrigues. Est-ce que cela tient toujours ?
Cette question est prise en considération et est une des priorités de l?ICAC. Un haut cadre du service de comptabilité de l?hôtel Cotton-Bay a été suspendu par le conseil d?administration d?Air Mauritius après que l?Audit a noté de graves manquements et à la suite de quoi des actionnaires de la compagnie Le Solitaire, qui détiennent des actions dans cet établissement, veulent vous soumettre des documents sur la mauvaise gestion de l?hôtel?
Toute personne qui veut dénoncer un acte de corruption est invitée à le faire par lettre ou en personne. Ainsi, nous souhaitons encourager les gens à aider dans le combat contre la corruption.
● Dans un rapport soumis l?année dernière le Public Accountant Committee (PAC) a sévèrement critiqué le coût élevé du réservoir d?Anse-Raffin, qui, initialement, devait être de Rs 71 millions. Cette somme est ensuite passée à Rs 134 millions, soit une augmentation de 90% en raison de la mauvaise qualité des travaux. Ce dossier fait actuellement l?objet d?une enquête policière. Est-ce que l?ICAC prend aussi l?affaire en main?
Certainement, si une affaire liée à la corruption est référée à l?ICAC par la police, nous agissons en conséquence dans le cadre de la loi. Mais en ce qu?il s?agit du directeur de l?Audit, si ce sont des cas de corruption, il doit les référer à l?ICAC qui agira en conséquence.
● L?Opposition rodriguaise allègue que ses adversaires politiques font des dépenses qu?elle qualifie d?excessives pour la construction des infrastructures publiques et routières ? Est-ce que l?ICAC compte enquêter ?
S?il y a des cas précis qui nous sont rapportés, nous agirons dans les paramètres légaux.
● Etes-vous également intéressé par la gestion et les critères selon lesquels les terres sont réparties, pour des projets hôteliers par exemple ?
Là encore, il faut que ceux qui estiment qu?il y a des actes de corruption viennent dénoncer ces actes. Nous ne pouvons agir qu?avec le soutien de la population Il faut que ceux qui se sentent lésés viennent de l?avant. L?ICAC ne peut pas opérer dans un vacuum.
Propos recueillis par Jocelyn ROSE
VISITE À RODRIGUES
L?ICAC anime deux sessions de travail
■ Fonctionnaires de l?administration rodriguaise et représentants de la société civile de Rodrigues étaient présents lors de deux réunions mardi dernier à Rodrigues. La direction de l?ICAC a souligné le rôle des différents partenaires dans la lutte contre la corruption et a donné un aperçu de la législation anti-corruption et surtout le rôle des fonctionnaires pour prévenir des actes de corruption. La direction de l?ICAC estime que, étant donné le potentiel du développement économique à Rodrigues, l?île se trouve dans une phase de transition où la population n?est pas encore victime, malgré elle, de la compétition féroce qui ouvre la voie à certains abus.
Dans cette perspective, cette visite revêt toute son importance, d?où l?urgente nécessité de sensibiliser les habitants de l?île sur les méfaits de la corruption. Le directeur Général de l?ICAC,Anil Kumar Ujoodha, a proposé que les fonctionnaires rapportent les failles dans le système d?administration afin que l?ICAC puisse intervenir pour mettre en place un système plus performant.
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