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?Nous n?imposons pas d?obstacles à l?importation?
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?Nous n?imposons pas d?obstacles à l?importation?
● Les opérateurs du port franc se sont plaints des obstacles qu?ils rencontrent pour exporter vers Madagascar Qu?en est-il exactement ?
? La Société générale de surveillance (SGS), organisme privé, a conclu un contrat avec le gouvernement malgache dans le but d?assister la douane pour la fourniture de services et de vérifications sélectives.
Le rôle de la SGS est d?analyser les risques de toutes les transactions relatives à des marchandises devant être importées à Madagascar. Après ces analyses et vérifications, la SGS établit le rapport d?inspection qui est communiqué à l?inspection pour permettre le dédouanement à Madagascar. Ce ne sont pas des obstacles pour importer, mais des mesures pour assurer un meilleur contrôle des marchandises et des recettes fiscales.
● Quelles sont les procédures qui ont changé ?
? Depuis le 1er janvier 2005, le contrat de la SGS a été modifié. Elle doit effectuer un contrôle minutieux des conteneurs dont les marchandises représentent un risque élevé. Auparavant, il y avait beaucoup de fraudes. Par exemple, un conteneur pour lequel le document stipulait qu?il contenait du tissu était en fait rempli de paquets de cigarettes. Or, si le tissu est détaxé à Madagascar, les cigarettes, elles, sont fortement taxées.
● Comment les contrôles se faisaient-ils auparavant ?
? Avant le 1er janvier, l?inspection se faisait chez le fournisseur ou à l?usine. La SGS n?assistait pas à l?embarquement des marchandises. Il était donc possible de substituer les marchandises entre le départ de l?usine et l?embarquement. Depuis cette date, le scellage se fait dans le lieu d?embarquement, pour sécuriser les vérifications.
● Ces procédures sont-elles les mêmes pour tous les pays ?
? Ces mesures s?appliquent à tous les pays, pas uniquement à Maurice. Par contre, le gouvernement malgache, qui a un contrat avec la SGS, n?a rien à voir avec la méthodologie d?inspection. C?est elle qui exécute ces procédures dans le cadre de techniques et pratiques professionnelles. Ce qui compte pour la douane malgache, se sont les résultats. L?administration douanière se modernise. Nous voulons avoir un meilleur contrôle de nos recettes douanières.
● Comment la réunion du 8 février s?est-elle passée ?
? Cette réunion a été très positive. Les opérateurs du port franc ont soulevé leurs problèmes. Des choses peuvent être simplifiées. Nous allons trouver une solution ensemble afin de faciliter le commerce entre Madagascar et Maurice. Une réunion est prévue ultérieurement entre la SGS et les opérateurs du port franc à ce sujet.
● La douane malgache veut-elle se donner une nouvelle image ?
? La douane s?est transformée de façon considérable. Tout est fait pour faciliter la tâche des opérateurs économiques et réduire les délais de débarquement, ainsi que les procédures administratives. Nous nous sommes modernisés.
Avec la SGS, la douane applique un système basé sur un principe très simple qui facilite la tâche des opérateurs. Le ?super canal vert? permet par exemple le débarquement des marchandises en un temps record. Le ?canal orange? réduit les procédures. Le ?canal rouge?, qui suppose l?existence de risques, demande un contrôle plus sérieux.
● Existe-t-il aussi un problème de corruption ?
? C?est vrai. Mais nous avons mis en place un programme de lutte contre la corruption à la douane. Par ailleurs, elle a redéployé 405 de ses agents en huit mois, soit un rythme de 50 agents par mois. Ce, dans le seul but d?éviter la corruption. La douane est la première administration à Madagascar à avoir fait cela.
● Où en sont donc les relations entre les opérateurs du port franc et la douane malgache ?
? La douane malgache éprouve une grande amitié et de la sympathie envers les opérateurs du port franc mauricien. Mais l?administration malgache en tant que telle a un droit de regard sur les contrôles des marchandises qui entrent sur son territoire.
Propos recueillis par Ashvin RAJARAI
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