Publicité
Mon Loisir et Mon Désert Alma attendent d?être fixées sur leur sort
Par
Partager cet article
Mon Loisir et Mon Désert Alma attendent d?être fixées sur leur sort
Le plan de structuration de l?industrie sucrière continue. Les sucreries Mon Loisir et Mon Désert Alma sont ainsi dans l?attente d?une décision du gouvernement sur leurs projets de fermeture. Celle-ci devrait en principe intervenir d?ici la fin de mars. Mon Loisir a fait sa dernière demande de fermeture en octobre 2006. Quant à Mon Désert Alma, elle a fait sa requête l?année dernière.
Ces demandes cadrent avec le plan stratégique du gouvernement qui prévoit que seules quatre usines sucrières seront opérationnelles d?ici trois ans, notamment Belle Vue dans le Nord, Savannah dans le Sud, Fuel dans l?Est et Médine dans l?Ouest.
Rester compétitif
L?objectif de ces fermetures est de permettre à l?industrie sucrière de rester compétitive, surtout avec la baisse en 2009 de 36 % du prix du sucre annoncée par l?Union européenne (UE). Mais il n?est pas non plus impossible que la baisse s?accentue davantage, pour avoisiner les 40 %, bien que le chiffre officiel n?ait pas été encore été arrêté.
Avec la fermeture de Mon Loisir et de Mon Désert Alma, les autres fermetures dans les années à venir seront Union St Aubin et Deep River Beau Champ. Ce programme de fermetures aura déjà accusé un retard avec les divergences entre le gouvernement et le secteur sucrier l?année dernière sur la réforme de ce secteur. Finalement un accord a été signé entre les parties concernées en décembre 2007 sur la poursuite de cette réforme.
Cet accord prévoit aussi que des experts indépendants seront nommés pour se pencher sur les contrats signés entre le privé et le Central Electricity Board (CEB). Ces contrats suscitent des contestations et une remise en question du CEB qui estime que les prix de vente de l?électricité ont été particulièrement bénéfiques au secteur sucrier.
Mais le secteur sucrier réfute cet argument. Le risque que le secteur privé prend dans des investissements massifs pour la production d?énergie à partir du charbon et de la bagasse est mis en exergue par les independent power producers (IPP). Des discussions sont en cours entre les sucriers et le gouvernement au sujet des attributions de ces consultants.
Distilleries et raffineries
La fermeture de Mon Loisir et Mon Désert Alma cadre avec la centralisation des opérations sucrières. Celle-ci prévoit aussi la construction de distilleries pour la production de l?éthanol et de raffineries pour la production de sucres spéciaux dans le cadre de la diversification des activités cannières. Une diversification qui va aussi nécessiter de gros investissements. Notamment parce que l?accord avec les raffineurs britanniques Tate & Lyle arrive à terme l?année prochaine et qu?il est urgent que Maurice trouve d?autres acheteurs pour son sucre, notamment le sucre raffiné (sucre blanc) qui pourra être vendu à un prix beaucoup plus rémunérateur, par rapport au sucre roux. Là, aussi, les retards s?accumulent. En vertu de l?accord signé entre le gouvernement et le secteur sucrier il est question que les petits planteurs et des travailleurs de l?industrie sucrière soient parties prenantes dans l?actionnariat de ces nouvelles activités.
Mon Désert Alma SE fait ressortir : « Nous avons fait une demande de fermeture dans le cadre du Blue Print au mois d'octobre de l'année dernière et nous sommes dans l'attente d'une réponse des autorités concernées. »
En 2007, l'usine a manipulé 427 299 tonnes de cannes et produit 44 173 tonnes de sucre. Quelque 190 employés sont concernés par la fermeture.
« Nous souhaitons que cet exercice se passe dans les meilleures conditions et que les employés seront satisfaits », déclare-t-on dans les milieux de Mon Désert Alma.
Publicité
Publicité
Les plus récents