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Maladies cardiovasculaires :comment les prévenir

10 septembre 2006, 00:00

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<B> Les maladies cardiovasculaires (MCV) </B>

Pour mieux comprendre les maladies cardiovasculaires, faisons d?abord connaissance avec un des principaux organes de notre corps ? le c?ur. Situé entre les poumons, au milieu du thorax, il est l?organe central de l?appareil circulatoire. Son rôle est de pomper le sang dans les tissus de l?organisme. Il est composé de deux ventricules et de deux oreillettes : dans le côté droit circule le sang apporté par les veines, dans le gauche, circule le sang artériel.

Deux artères coronaires, qui partent de l?aorte, irriguent le c?ur. Selon le cardiologue Oomar Uteem, dans 95 % des cas, les maladies cardiovasculaires surviennent à cause de l?obstruction de ces artères (ischémie coronaire). Par exemple, cela se produit lorsque le muscle cardiaque subit des dommages ou qu?il fonctionne mal à cause d?une réduction de l?approvisionnement en sang. La cause la plus fréquente de la cardiopathie ischémique est l?athérosclérose, c?est-à-dire une accumulation de graisses sur la paroi des artères coronaires, qui gêne la circulation sanguine.

L?angine de poitrine peut, quant à elle, survenir lorsqu?il y a un rétrécissement d?une ou de plusieurs artères du c?ur, ce qui aboutit à une diminution de l?apport en oxygène du muscle cardiaque. « Les 5 % de cas restants sont causés par un problème de valve ou du muscle lui-même (myocardiopathies) », explique le médecin. Par exemple, il arrive que certaines de ces valves ne fonctionnent pas correctement, soit par défaut d?ouverture, ou de fermeture.

<B>Les facteurs de risque</B>

Ils sont divisés en trois groupes. Il y a ceux contre lesquels il est possible d?agir et d?autres qui ne peuvent pas être modifiés. Par exemple, dans la seconde catégorie, on retrouve l?hérédité et l?âge. Ainsi, une étude récente a révélé qu?il y a une prévalence de ces maladies de 0,2 % chez l?homme entre 20 et 49 ans et de 0,9 % après 50 ans. Les hommes sont d?ailleurs plus exposés que les femmes, qui sont mieux protégées jusqu?à la ménopause grâce à leur système hormonal. Après, elles encourent plus de risques.

Au nombre des facteurs internes (qui, eux, sont modifiables), on retrouve le tabagisme, le diabète de type gras, provoqué par un épuisement des cellules pancréatiques productrices d?insuline lors d?excès alimentaires, l?hypertension artérielle ? liée à une élévation permanente de la pression que les contractions du c?ur produisent dans les artères et qui favorise le dépôt de graisses sur leur paroi et contraint le c?ur à une surcharge de travail, le fatigue prématurément et provoque une défaillance (insuffisance cardiaque) ? l?excès de cholestérol (un corps gras, constituant essentiel des membranes, qui peut obstruer les artères et augmenter le risque d?infarctus). Et finalement, les facteurs dits externes que sont l?obésité et le stress.

<B>La prévention</B>

Mieux vaut prévenir que guérir, on connaît l?adage. Et il s?applique particulièrement dans le cas des maladies cardiovasculaires. Voici six mesures préventivespour combattre les bourreaux du c?ur.

<B>Haro sur la cigarette</B>

Difficile de ne pas en griller une ! Et pourtant dites-vous qu?il y va de votre c?ur ! Il n?est jamais trop tard pour arrêter de fumer, mais il faut aussi se prémunir pour ne pas replonger ! La cigarette multiplie les risques de maladies cardiovasculaires et apporte, de surcroît, un lot d?inconvénients : mauvaise haleine, jaunissement des dents, dysfonctionnement érectile, respiration courte et dépenses supplémentaires ! Autant de bonnes raisons pour en finir avec le tabac !

<B>Privilégiez une alimentation équilibrée</B>

Adopter des habitudes alimentaires saines commence dès l?adolescence, voire même dès l?enfance. L?idéal est de favoriser une alimentation sans trop de lipides, de cholestérol et de sodium (sel).

En changeant son mode de nutrition, on peut lutter contre l?excès de cholestérol, le diabète et l?hypertension. Pour ce faire, il faut manger moins gras.

On peut privilégier le poisson, les fruits, les légumes, les céréales, les fibres, les sels minéraux ou les aliments ou boissons composés d?antioxydants. Il faut aussi savoir bien choisir les corps gras utilisés pour la préparation des mets tels que les huiles insaturées ? huile d?olive ou de soja. Limitez votre consommation de plats et de snacks trop salés, de fritures, de viande rouge, de jaunes d??uf. Proscrivez les aliments sucrés comme les pâtisseries, le chocolat et autres friandises.

<B>À vos marques !

Prêts ? Bougez ! </B>

N?ayez pas peur de bouger, de marcher, courir, nager ! Déclarez la guerre à la sédentarité ! «Toute activité physique développe le mus-cle cardiaque», déclare Lita Auckbarally, professeur d?aérobic. Le sport donne également une réserve de puissance au c?ur. D?ailleurs, un c?ur plus musclé travaille plus longtemps sans défaillance et envoie plus de sang dans l?organisme qu?un c?ur sédentaire. Faire un peu de marche deux à trois fois par semaine pendant 30 à 45 minutes vous permet de respirer, de déstresser et de garder la forme par la même occasion.

<B>Débarrassez-vous de l?excès de poids</B>

Le surpoids représente un risque pour le c?ur. Ainsi, les personnes qui ont des kilos en trop ont plus de risque de mourir d?une maladie cardiovasculaire. Bien évidemment, cette surcharge pondérale ne disparaîtra pas d?un coup de baguette magique. Trois éléments de base sont primordiaux : avoir une alimentation saine, boire beaucoup d?eau, et faire de l?exercice. Veillez à ce que votre perte de poids se fasse graduellement car les kilos perdus sont si vite retrouvés. Si vous avez des fringales, buvez un thé ou un café. Surveillez votre ligne une fois que vous avez atteint votre poids idéal.

<B>Détectez les signes</B>

Chez les hommes, le premier signe de maladie cardiovasculaire est souvent une crise cardiaque (infarctus du myocarde). Elle se traduit généralement par une douleur thoracique, pouvant survenir à n?importe quelle heure du jour ou de la nuit. Elle peut parfois être abdominale et s?accompagner d?autres signes pouvant orienter, à tort, vers une autre pathologie. Chez les femmes, les troubles se manifestent différemment. Elles sont plus susceptibles d?éprouver des douleurs ou un vague malaise dans la poitrine, le cou, le dos ou les bras. Il s?agit parfois d?une sensation de serrement, de lourdeur ou de brûlure. Ces douleurs peuvent se manifester de façon intermittente pendant des mois, voire des années. Dans le cas des maladies des valves cardiaques, on peut reconnaître des symptômes plus ou moins marqués en fonction du degré d?évolution tels que l?essoufflement, des palpitations, des malaises et également des pertes de connaissance.

<B>Contrôle médical exigé</B>

Si vous êtes diabétique, que vous souffrez d?hypertension ou de cholestérol, vous êtes évidemment une personne à risque. De ce fait, il est essentiel que vous fassiez des tests régulièrement pour vérifier le taux de ces pathologies. Cela permet non seulement au médecin de les contrôler, mais aussi d?établir une analyse des risques de MCV. N?attendez pas d?être gravement malade pour vous faire examiner. Le suivi médical est important. N?oubliez pas de bien respecter vos prescriptions médicales.

<B>6 000</B>

C?est le nombre de Mauriciens qui meurent chaque année de maladies cardiaques. En France, c?est aussi la première cause de mortalité avec 180 000 décès chaque année. Au Canada, les études montrent que les MCV tuent un Canadien sur trois chaque année et que huit sur dix présentent un facteur de risque. En Europe, on estime qu?un décès sur deux est attribuable aux maladies coronariennes. On considère aujourd?hui que près de 30 % du nombre total de décès liés aux maladies coronariennes sont simplement associés à une mauvaise alimentation.

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