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Madagascar : Des cas de fièvre typhoïde
Ayant sévi dans la région Atsimo Andrefana, la poussée de diarrhée s’est vite transformée en épidémie. C’est une fièvre typhoïde associée à la toxicose.
C’est confirmé. Les résultats des analyses biologiques réalisées à Toliara, après la multiplication des cas de diarrhée depuis le début de l’année, sont connus. Ceci, une semaine après qu’elles aient été effectuées par une équipe de l’Institut Pasteur de Madagascar.
“La diarrhée ayant engendré le décès de plus d’une quarantaine de personnes est une fièvre typhoïde associée à la toxicose. Elle se traduit par une déshydratation aiguë”, a fait savoir le Dr Jean-Louis Robinson, ministre de la Santé et du planning familial, mardi, à Ambohidahy, en marge d’une réunion du comité pour la survie de l’enfant.
Le doute sur un éventuel cas de choléra est ainsi levé. Malgré la crainte de bon nombre d’habitants de la Cité du Soleil, les résultats des prélèvements n’ont indiqué aucun cas de choléra. Ceci, malgré 43 décès depuis le début d’année.
Les dernières statistiques disponibles au niveau de la direction régionale sanitaire Atsimo Andrefana démontrent que cette épidémie de fièvre typhoïde a affecté près de 400 personnes depuis le 1er janvier 2007 jusqu’ici.
“La maladie, qui s’est vite transformée en épidémie, est une des retombées de la saleté et de l’insuffisance alimentaire”, “Enfants, jeunes, adultes et personnes du troisième âge sont touchés par la diarrhée. Néanmoins, les enfants sont les plus vulnérables”, mentionne le Dr Serge Marie Venace Manambimanana, directeur régional sanitaire (DRS) de la région Atsimo Andrefana.
Prévalence élevée jusqu’à hier, la prévalence de la maladie demeure assez élevée. D’une part, la plupart des lits, notamment dans le service pédiatrie de l’hôpital de Tanambao, sont occupés. D’autre part, les malades n’ayant pas la possibilité de payer les frais d’hospitalisation restent chez eux et s’y soignent.
<B> Henintsoa ANDRIAMIARISOA </B> <I>© L’express de Madagascar</I>
<B>Les evêques catholiques avertissent</B>
Les catholiques sont moins dociles au régime sans pour autant être dans l’opposition comme du temps de Didier Ratsiraka. Le prochain référendum le montre. Les évêques catholiques montent au créneau. La dernière réunion de la conférence épiscopale leur a permis de prendre position face aux affaires nationales. Outre les situations internes à l’Eglise catholique, la question du référendum a été au programme. Le clergé émet des critiques à l’encontre de la démocratie, sans toutefois prononcer son divorce avec le régime.
“Nous ne faisons pas partie de l’opposition. L’Eglise catholique invite seulement le pouvoir à ne pas tromper le peuple”, annonce Odon Razanakolona, archévêque d’Antananarivo.
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