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Médine investit Rs 100 millions dans des projets sociaux

24 janvier 2007, 00:00

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Le foncier se marie au social. Dans sa vision de développement intégré de l’Ouest, la sucrerie Médine déboursera quelque Rs 100 millions, sur une période de cinq ans, dans divers projets liés au développement socio économique de la région. Bibliothèque multimédia, marché couvert estimé à Rs 35 millions, espace loisirs au coût de Rs 10 millions sont ainsi prévus.

“Nous voulons que les habitants de l’Ouest participent et profitent des développements de la région”, affirme Sophie Doger de Spéville, social projects implementation manager de Médine Sugar Estates Co Ltd.

Ainsi, la création d’un fonds d’investissement de Rs 30 millions, soit le Medine Venture Capital Fund, est aussi prévue. Il sera mis à la disposition des petites et moyennes entreprises de la région pour les aider à démarrer leurs activités.

Les modalités pour son fonctionnement seront bientôt définies avec la collaboration des autorités concernées. Médine travaille sur les structures les mieux adaptées pour permettre le déboursement de ce fonds.

Par ailleurs, après le centre de Pierrefonds, Médine compte mettre sur pied un nouveau centre de formation à Palma. Cela permettra à la fondation d’intensifier sa collaboration avec l’Industrial and Vocational Training Board. Il est prévu que des stages de formation soient établis dans d’autres activités liées à l’ingénierie légère, le jardinage et la conception de plans d’ensemble du paysage.

“Nous comptons également mettre sur pied une crèche pour que les femmes soient impliquées dans ces développements, car il leur faut une place pour garder leurs enfants”, ajoute Sophie Doger de Spéville.

Mais le développement de Médine passe aussi par l’extension de sa production énergétique. La sucrerie a soumis au gouvernement depuis novembre, son projet de construction d’une nouvelle centrale.

Celle-ci, d’une capacité de 35 mégawatts (MW), sera trois fois plus grosse que celle en opération depuis 1956 et qui brûle seulement de la bagasse. La direction engagera des discussions avec la délégation de la Banque européenne d’investissement (BEI), demain, au sujet de son projet dont le coût est estimé à Rs 1,5 milliard.

<B>Aucun investissement dans l’éthanol</B>

“Nous attendons des négociations avec le gouvernement au sujet du prix auquel nous allons pouvoir vendre au Central Electricity Board l’électricité produite par la nouvelle centrale. Si les négociations aboutissent, nous espérons être sur le réseau le plus rapidement possible. Nous comptons tout mettre en œuvre pour que la centrale soit opérationnelle en 2009”, explique Jacques Forget, administrateur de Médine.

Médine envisage aussi d’investir dans la construction d’une raffinerie. La direction souhaite qu’à terme toute sa production de sucre roux, actuellement de 45 000 à 50 000 tonnes par an, soit raffinée pour la production de sucre blanc et de sucres spéciaux.

Mais pour l’instant, aucun investissement n’est prévu dans la production de l’éthanol. Médine a déjà une distillerie, qui produit cinq millions de litres d’alcool de bouche par an.

Environ 50 % de la production est destinée à la consommation locale. Presque la totalité des autres 50 % est exportée sur la région, et une petite partie sur l’Europe.

Livraison actuelle de villas</B>

Sur le plan foncier, les choses vont bon train. “Après la construction du parcours et des villas du Tamarina Golf Estate sur lesquels nous nous sommes concentrés ces cinq dernières années, nous allons maintenant dédier toute notre attention à certains axes de développement figurant dans notre Master Plan, et qui vont certainement se concrétiser d’ici deux ans”, dit Laurent Desvaux de Marigny, marketing executive de Médine Sugar Estates Co Ltd.

“Nous voulons d’un développement foncier qui réponde aux attentes de toutes les couches socio- professionnelles. Les premières livraisons des villas se font actuellement.”

Le développement foncier comprend les projets de morcellements résidentiels à Flic-en-Flac, Albion et Beau-Bassin. Sept autres morcellements résidentiels sont aussi à l’étude. Sans oublier le projet d’integrated resorts scheme à Pointe-Moyenne, qui sera réalisé à plus long terme.

Des discussions sont en cours avec d’éventuels partenaires pour la mise en place d’un complexe commercial à Flic-en-Flac.

“D’ici six mois, nous serons plus ou moins fixés sur le montant des investissements pour l’installation des infrastructures, eau, routes, etc., dans les morcellements résidentiels et pour le complexe commercial”, ajoute Laurent Desvaux de Marigny.

“Conformément à notre plan d’urbanisme, il y aura évidemment une cohérence en termes d’infrastructures et d’espaces verts, souligne-t-il. Ce sera un développement homogène et harmonieux dans le respect total de l’environnement.”

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