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Lyon, l’appétit vient en mangeant

25 décembre 2004, 00:00

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Campé sur le titre de champion d'automne et une série de dix-neuf matches sans défaite, Jean-Michel Aulas, président de Lyon, ne cache plus ses ambitions pour 2005.

La qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions avec une première place de poule en prime lui permet même de dresser un bilan quasi euphorique de la première moitié de la saison.

« C'est un bilan excellent, je pense qu'on peut le dire. Il y a ce premier trophée, le titre de champion d'automne », dit-il. « Ce titre est dans l'armoire. Il y a aussi cette pole position en Ligue des champions. C'est la première partie de saison la plus aboutie depuis longtemps. C'est extraordinaire. Je pense que 2005 peut être une grande année pour l'OL. »

S'il reconnaît que l'OL a « peiné sur la fin au plan physique » ce qui lui a valu d'être éliminé de la Coupe de la Ligue par Lille, Jean-Michel Aulas compte sur la trêve pour relancer la machine.

« Si le groupe peut revenir avec les mêmes qualités en début d'année prochaine, on peut vivre une année 2005 extraordinaire », affirme-t-il.

Peu désireux de changer un groupe qui gagne pendant le marché des transferts d'hiver, Jean-Michel Aulas va cependant devoir régler un problème, celui de Giovane Elber.

Blessé depuis le mois d'août, l'attaquant brésilien ne va pas tarder à retrouver les terrains et l'OL se retrouvera avec un Brésilien de trop, Elber ou le jeune Nilmar venu pour le remplacer. Jean-Michel Aulas évoque une solution originale.

« Nous allons discuter avec Giovane Elber le 6 janvier mais la tendance est, car je ne pense pas qu'il soit prêt avant fin janvier, d'avoir une dérogation », dit-il. « Elle permettrait d'avoir dans notre effectif les deux joueurs mais de n'en qualifier qu'un en professionnel et l'autre en amateur. Ce qui signifie que nous n'allons pas prêter Nilmar au mercato. »

Reste à savoir qui, dans ce cas-là, jouerait en équipe pro et qui jouerait en CFA. Jean-Michel Aulas dit ne pas avoir décidé mais ajoute que « Paul Le Guen a sûrement son idée... »

Le Guen, justement, est au coeur de la seconde question qui trouble un peu la sérénité des champions de France. L'entraîneur arrivera en fin de contrat en juin prochain et ne semble guère pressé de s'engager plus avant.

« Nous, bien sûr, nous voulons le garder. Lui ne veut pas se précipiter, par pudeur, par superstition mais aussi par expérience d'une précédente aventure qui avait amené son lot de soucis à Rennes », explique Jean-Michel Aulas.

« Il veut maîtriser la date. Il faut respecter Paul. Il apporte trop à tout le club pour que l'on ne se fasse pas trop de soucis particuliers et qu'on attende le bon moment. Je m'attendais à ce type de situation. Paul a la ténacité des Bretons. Il vaut mieux accompagner les Bretons plutôt que de s'y opposer. »

Le président de l'OL refuse de parler d'échéance. « Nous ferons le point le 9 mars, après les huitièmes de finale de la Ligue des champions. »

Du propre aveu du président de l'OL, ce choc avec le Werder de Brême, pendant que les gros bras du football européen, Real Madrid, Barcelone, Juventus, Chelsea, Arsenal et Bayern de Munich s'entredéchireront, sera « déterminant ».

« Si nous passons ce tour, l'OL aura de bonnes chances de faire un bon parcours. Il faut passer ce tour », dit-il. « C'est un match important psychologiquement. Pour nous, c'est déterminant. Si nous y sommes, nous aurons toute l'énergie qu'il faut pour aller le plus loin possible. »

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