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L?université du tennis
Madagascar et le Botswana ont deux choses en commun : leur fidélité aux Jeunes Dodos et leur manque de moyens financiers. Chaque année, ils font face à d?énormes difficultés financières pour participer à notre prestigieux tournoi qu?ils considèrent comme un tremplin vers le circuit international.
Les joueurs malgaches, qui sont à onze, se sont déplacés aux frais de leurs parents. « Bien qu?au début de l?année, ce déplacement figurait dans le programme, à l?approche de l?événement, la Ligue de Tana nous a annoncé qu?aucune provision financière n?a été faite à ce sujet. Donc, nous, parents, avons pris sur nous pour permettre à nos enfants de participer à ce tournoi qui est d?un très bon niveau », lance la Malgache Fanja Ramiaramanana, mère du joueur des U15, Lofo, qui accompagne la délégation de la Grande île avec une autre maman, Norohanta. Kiady, le fils de cette dernière, évolue, également, en U 15.
Pour les Botswanais, le circuit de l?océan Indien, dont font partie les Jeunes Dodos, est l?unique déplacement qu?ils prévoient pour leurs jeunes hormis les Championnats d?Afrique Juniors. « Nous avons d?énormes contraintes budgétaires. Mais ce tournoi est une nécessité. Il n?y a pas que les Africains, mais aussi les Européens et les Australiens. Ces échanges sont importants pour la progression de nos jeunes », dit l?entraîneur botswanais, Mthandazo Sibanda.
Une étape decisive
La Malgache Fanja est aussi du même avis. « Des compétitions de ce genre sont importantes pour la progression des enfants. Ils ne peuvent pas rester à la maison et espérer progresser », dit Fanja.
Fanja, comme beaucoup d?autres parents malgaches, ont les yeux rivés sur les Jeux des îles de l?océan Indien (JIOI) qui se tiendront chez eux en 2007. « La préparation de mon fils, pour une sélection dans l?équipe nationale, a déjà commencé. Ce tournoi fait partie du programme. D?autres parents pensent comme moi. Cependant, ils n?ont pas tous les moyens de payer les billets d?avion. C?est pour cette raison que d?autres bons joueurs sont restés », dit-elle.
A l?exception de l?année dernière, le Botswana a participé à toutes les autres éditions. « Nous ne venons pas avec le même nombre de joueurs chaque année. Pour le premier tournoi en 97, nous sommes venus avec cinq joueurs. L?année suivante, on était à onze. Cette année nous ne sommes qu?à cinq. Tout dépend de nos moyens », précise l?entraîneur botswanais.
Cependant, en dépit de toutes les péripéties qu?ils doivent surmonter pour venir à Maurice, les Malgaches et les Botswanais ne comptent pas nous priver de leur habituelle présence.
Après tout, ce tournoi a marqué l?ascension de certains de leurs joueurs. Lofo Ramiaramanana qui est aujourd?hui boursier de la FIT, avait été détecté chez nous en 2002. Quant à la Botswanaise Tapiwa Marobella qui avait remporté le titre en -15 ans en 2002, elle était, le 25 octobre dernier, à la 91e place du classement de la Fédération internationale de tennis (FIT) Juniors. « C?est aux Jeunes Dodos que Tapiwa a eu ses premières joutes internationales. C?est cela qui l?a aidée à progresser », lance l?entraîneur botswanais, Mthandazo Sibanda.
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