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L?université de Maurice marche pour la non-violence

21 septembre 2005, 20:00

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?Je ne crois pas que l?on puisse éliminer la violence, mais nous pouvons consacrer une minute de notre vie pour la paix?, déclarait hier le vice-chancelier de l?université de Maurice, le professeur Indur Fagoonee. Il s?adressait aux quelques rares étudiants et, plus nombreux, aux chargés de cours et responsables de l?institution qui se sont engagés dans une marche symbolique, entre les amphithéâtres Burrenchobay et Octave-Wiehé, pour commémorer la Journée mondiale de la paix.

Le vice-chancelier a teinté son allocution d?un brin de philosophie, en évoquant ces facteurs qui tuent peu à peu la paix dans le monde. ?La religion a longtemps été un facteur qui divise les hommes. Il existe plusieurs types de violence qui se retrouvent dans le mensonge, les potins, la méchanceté, l?attachement au matérialisme, entre autres. L?homme est pourtant au sommet de la création, il devrait pouvoir décider entre les actions justes et celles qui ne le sont pas.? Selon lui, si l?on sème la violence, on récoltera la violence. Son message est : ?Propagate peace and you will reap peace?? Il est donc permis d?espérer que l?homme pourra atteindre la paix un jour?

La manifestation a été organisée, pour la première fois, par le bureau des relations publiques de l?université de Maurice. ?Suite à nos multiples causeries et séminaires, nous nous sommes dit qu?il fallait aussi attirer l?attention des étudiants sur cette journée internationale. Nous voyons aujourd?hui que c?est très difficile de le faire, mais ce n?est qu?une première?, dit Amreeta Nivault, responsable des relations publiques à l?université. La marche elle-même aura duré quarante-cinq minutes, avec lâcher de ballons en signe de paix. Si la participation des étudiants a été timide, l?initiative, ell, mérite d?être saluée. L?ambiance, particulièrement animée, était due surtout à des élections qui se déroulent dans l?enceinte du campus.

Cette Journée mondiale pour la paix existe depuis 1981, créée à l?Assemblée générale des Nations unies qui voulait que l?on consacre 24 heures pour panser les plaies. Tandis qu?à l?autre bout de la terre, Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, demande un cessez-le-feu et un arrêt de ?toutes hostilités pour une journée entière?, l?université de Maurice s?engageait aussi à sa manière. ?Nous ne pouvions pas rester insensibles. Face à ces guerres incessantes, ces faits divers et ces catastrophes qui achèvent notre monde, c?est un petit geste, comme celui d?aujourd?hui, qui peut changer notre vie?, explique encore le professeur Fagoonee.

ELECTIONS

Trois partis en lice

■ L?atmosphère est électrique. Des groupes d?étudiants se consultent dans un brouhaha qui interpelle. Les slogans appelant à voter Student?s Front, United Campus ou encore Student?s Movement révèlent qu?il s?agit des élections, aujourd?hui et demain, pour siéger au Students? Union de l?université de Maurice. ?Les élections de cette année démontrent une certaine maturité des étudiants. Ils ont investi non seulement leur temps mais aussi leur argent pour monter leur parti?, confie le vice-chancelier Indur Fagoonee. Deux jours durant les trois partis en lice ne s?épargneront aucun effort pour récolter les votes, entre 10 et 17 heures. ?C?est incroyable?, poursuit le vice-chancelier, ?mais cette année, les campagnes sont plus agressives ; les banderoles sont affichées partout et les étudiants s?investissent beaucoup plus. Ils sont tous gagnants dans cette lutte, car c?est une sorte de plate-forme pour ceux qui aimeraient aussi faire de la politique plus tard?. Neuf des candidats devront être élus à la Student?s Union, l?association qui représente les étudiants de l?université dans toutes les instances. Quatre membres seront des ?office bearers? et les cinq autres seront responsables pour les cinq facultés. Hema Pawan, la secrétaire actuelle, explique que ces élections sont conduites dans les mêmes conditions que les élections générales. Seuls les partis ayant obtenu la majorité des votes seront prioritaires. Ces étudiants débordant d?idées proposent un projet de formation novateur. La bataille continue aujourd?hui, les résultats seront connus demain.

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