Publicité

L?IPC critique les contrats du CEB avec le privé

5 novembre 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Il y a de l?électricité dans l?air quand il est question des contrats liant les Independent Power Producers (IPP) et le Central Electricity Board (CEB). Après le Premier ministre (PM) et le président du CEB, c?est au tour de l?Institut pour la protection des consommateurs (IPC) de faire entendre sa voix.

Dans un communiqué émis samedi, cet organisme dit dénoncer depuis 1998, ?les injustices que comportent les clauses des accords entre le CEB et les IPP?. Pour l?IPC, ?les propos du PM viennent confirmer que, depuis dix ans, les IPP exploitent les consommateurs?.

Citant une étude commanditée en 2002 par le précédent gouvernement, l?IPC rappelle que le consultant sud-africain PB Power avait conclu que le contrat qui lie le CEB aux IPP, ?dont la centrale thermique de Belle-Vue?, est ?nettement au désavantage du premier?. Ce document, dit l?IPC, révélait aussi que ?le CEB payait, à cette époque, 67 % de plus le kWh? et que ?ce surcoût était naturellement passé aux consommateurs?.

Faisant référence à une interview du président du CEB, Patrick Assirvaden, et publiée dans l?express du 30 octobre, l?IPC ?défie celui-ci de pousser plus loin son raisonnement en annulant les dernières hausses de tarifs?, défiant aussi, entre autres, la centrale thermique de Belle-Vue de publier le contrat qui la lie au CEB. Le communiqué évoque également un rapport de septembre 2002 du directeur d?alors du CEB, M.Van Niekerk, et qui précise : ?Si les centrales appartenant au CEB fonctionnaient normalement, elles seraient capables de produire 170 GWh additionnels?. Le CEB payait Rs 292 millions aux centrales bagasse-charbon pour une production qui pouvait coûter, selon lui, Rs 160 millions.

L?IPC déplore que l?Outline of Energy Policy élaborée par le gouvernement actuel ?permet toujours à l?industrie sucrière d?avoir une mainmise sur la production de l?énergie électrique?. Il envisage de lancer un mot d?ordre de boycott contre le CEB si celui-ci ne réagit pas.

Publicité