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L?industrie textile réclame des moyens pour se moderniser
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L?industrie textile réclame des moyens pour se moderniser
A quelques mois du démantèlement de l?accord multi-fibre et de l?abolition des quotas, l?industrie textile-habillement du pays réclame une attention spéciale dans le cadre du prochain budget.
Dans un mémoire soumis au ministre des Finances, Pravind Jugnauth, la Mauritius Export Processing Zone Association (Mepza) plaide pour un soutien total du gouvernement afin d?aider l?industrie à se restructurer et à devenir plus compétitive. Ce soutien devrait toucher tous les paramètres affectant la capacité de l?industrie textile à être compétitive notamment l?aspect financier, le marketing, l?intégration verticale et la logistique.
Pour mieux défendre son cas, la Mepza rappelle quelques chiffres qui témoignent des réelles difficultés de ce secteur clé de l?économie que ce soit en terme de recettes d?exportation qu?en terme d?emplois. L?industrie textile a vécu, en 2003, l?année la plus difficile de son histoire: les revenues ont chuté et il y a eu 23 fermetures d?usines occasionnant au total 10 000 pertes d?emplois. Et la Mepza fait ressortir que selon les prévisions il y aura encore une réduction de 2 % de la main-d??uvre cette année.
Dans la conjoncture, l?industrie textile-habillement a besoin de se moderniser et d?investir dans de nouvelles technologies pour survivre. Le problème est qu?elle n?en a pas les moyens. Le mémoire souligne que la situation financière du secteur s?est détériorée. L?endettement global de la zone franche est estime à Rs 7 milliards. Malgré la baisse du Lombard Rate, les taux d?intérêts demeurent élèvés, dans une fourchette de 7 à 21 % pour ce secteur.
?La plupart des entreprises ont un lourd taux d?endettement et les charges bancaires sur ces dettes pèsent sur leur trésorerie?, commente la Mepza. Elle préconise une réduction de 1 % des taux d?intérêts. L?industrie textile souhaite également qu?elle puisse bénéficier d?un abattement fiscal de 100 % pour les investissements dans la modernisation et l?acquisition de nouvelles technologies. L?impôt dû par les enterprises de zone franche devrait pouvoir être converti en un fonds de modernisation et d?expansion pour les entreprises. Les entreprises de textile et de confection devraient aussi pouvoir bénéficier des mêmes avantages fiscaux et autres que ceux accordés aux filatures.
L?association déplore que le National Equity Fund (NEF) n?a pas pu satisfaire les besoins financiers du secteur. Les conditions imposées par le fonds sont trop contraignantes, dit-elle. La majorité des entreprises ne peuvent garantir un retour de 15 % sur les investissements comme exigé par le NEF.
Crédit à un taux préférentiel
?Nous pensons que le NEF devrait assumer un rôle plus social en aidant à la restructuration de l?industrie et ne pas s?arrêter uniquement aux retours sur les investissements?, soutient la Mepza. Elle propose que le NEF révise sa politique d?investissement afin qu?il fournisse le financement pour la restructuration de l?industrie textile.
La Mepza préconise également que la Banque de Développement de Maurice assouplisse ses conditions pour l?octroi des prêts. Les garanties exigées sont trop importantes et les procédures pour le traitement des dossiers trop lentes, trouve la Mepza. Le taux d?intérêt pratiqué pour le financement de la modernisation devrait être ramené à 6 %.
La Mepza souhaite que la BDM accorde un crédit à taux préférentiel et à long terme pour permettre aux entreprises de racheter les terres et bâtiments industriels de la BDM. Cela devrait alléger le fardeau que représente la location des bâtiments.
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