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Libye : l’UE tente de trouver une difficile position commune

9 mars 2011, 20:00

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Libye : l’UE tente de trouver une difficile position commune

Les ministres des affaires étrangères de l''''UE, puis les ministres de la défense de l''Otan se réunissent  ce jeudi à Bruxelles pour tenter de trouver une difficile position commune sur la Libye.

Le  chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a refusé mercredi à Strasbourg de s''engager sur les actions envisagées pour empêcher le dirigeant libyen d''écraser l''insurrection, ce qui reflète les divisions Etats européens, écrit LeMonde.fr ce jeudi matin. Elle a notamment refusé de soutenir la demande du CNT (Conseil National de Transition)  d''être reconnu comme seule autorité légitime en Libye et a également émis les plus grandes réserves sur la faisabilité d''une zone d''exclusion aérienne. Paris, Washington et Londres continuent de leur côté d''étudier les moyens d''arrêter la répression, dont l''instauration d''une zone d''exclusion aérienne.

Dans une lettre commune adressée à la chef de la diplomatie de l''UE, les ministres britannique et allemand des affaires étrangères, William Hague et Guido Westerwelle, jugent que la crise dans "le voisinage méridional" de l''Union européenne représente un défi de la même échelle que la chute du Mur de Berlin. Les deux hommes demandent à l''UE de s''accorder sur une déclaration indiquant que "l''UE et ses Etats membres ne travailleront pas ou ne coopéreront pas avec Kadhafi et qu''il doit démissionner pour permettre une véritable transformation démocratique du pays".

Appel de l’opposition libyenne

Le chef de l''opposition libyenne, Moustapha Abdeljalil (photo), appelle à l''aide la communauté internationale dans un entretien à la presse allemande. "S''il n''y a pas d''intervention internationale, Kadhafi anéantira notre pays. Cela lui est égal si les gens meurent", affirme le dirigeant du Conseil national de transition (CNT) constitué par l''opposition, dans une interview au quotidien Die Welt. L''ancien ministre libyen de la justice réaffirme son espoir de voir instaurer  une zone d''exclusion aérienne destinée à empêcher le pouvoir de bombarder la population.

"Une zone d''exclusion aérienne est tout ce que nous voulons (...) Mais nous ne voulons pas de soldats étrangers en Libye", insiste-t-il également. Le régime libyen a promis mercredi une récompense de 410 000 dollars en échange de la capture de Moustapha Abdeljalil. Par ailleurs, deux émissaires du Conseil national seront reçus jeudi par le président français, Nicolas Sarkozy, alors qu''un autre représentant a rencontré la présidente suisse, Micheline Calmy-Rey.

« La création d''un Conseil national indépendant de transition, représentant les villes tombées aux mains de l''insurrection, avait été annoncée par un porte-parole le 27 février. La Libye, à la différence de la Tunisie et de l''Egypte, ne dispose pas d''institutions bien établies, ni de société civile, de partis politiques et de médias indépendants. Cette absence rend difficile d''identifier de futurs dirigeants’, conclut LeMonde.fr.


 

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